Hidrológiai Közlöny 1962 (42. évfolyam)

3. szám - Lászlóffy Woldemár: A hidrológiai előrejelzések fejlesztésének jelentősége és lehetőségei

Lászlóffy W.: A hidrológiai előrejelzések jelentősége Hidrológiai Közlöny 1962. 3. sz. 199 jelzési szakemberek összefogására. Nincs egyetlen dunai ország sem, amely előrejelzési feladatainak megoldásában nélkülözhetné a másikban folyó hidro­lógiai és meteorológiai észlelések adatait. Alihoz, hogy ezeket a legeredményesebben és egyben a leggazdaságosabban használhassuk fel, kölcsö­nösen ismernünk kell egymás észlelő-hálózatait és adatközlési rendszerét. Ebből a felismerésből fakadt a dunai országok vízrajzi szervei közötti már eddig is kifogástalan együttműködés, amely­nek tudományos irányban való továbbfejlesztésé­vel juthatunk legkönnyebben előre az előrejelzés terén. Fontos tehát, hogy a földrajzi helyzetünkből adódó közös előrejelzési problémáink megoldása érdekében megteremtsük a rendszeres tapasKtalat­csere lehetőségeit, megismerjük egymás munka­módszereit, észlelőhálózatát, adatanyagát és tö­rekvéseit. Meggyőződésem, hogy a rendszeres tapasztalatcserének nem maradna el a terméke­nyítő hatása, és hogy az előrejelzések fejlődésének valamennyi dunai ország vízgazdálkodása hasznát veszi. Importance et possibilités <lu développement des prévisions hydrologiques Dr. W. Lászlóffy, docteur és scienees techniques Toute une série d'oeuvres techniques monumentales prouve, que l'importance (le l'économie dea eaux va en augmentant partout dans le monde. L'utilisation planifiéo des ressources d'eau ne peut étre assurée qu'au moyen des prévisions sűres et relatives á un délai assez long. Par ailleurs, la sincérité des prévisions k son tour dépendra, dans quelle inesure il réussira de tirer l'hydrologie de son état actuellement plus au moins empirique et d'élever au niveau des scienees exactes. Au bassin du Danube, la prévision c'était déjá une fonction primordiale du Service Hydrographique Hongrois, organisé comme premier en 1880 ; ses eartes de régime, publiées depuis 1895 chaque jour, fournissent des l'origine des données provenantes des parties du bassin versant du Danube, qui sont situées au delá des frontiéres de la Hongrie et qui servaient de base des prévisions. Le Service International d'an­nonce des hauteursu d'eau du Danube s'est formé de­puis 1920 ; depuis 1929 il se sert de la radiodiffusion et réeemment il fut réglementé de nouveau par la Com­mission du Danube. C'était aux indications de l'auteur, qu'au printemps de 1901 la premiere conférence de prévision hydrologique des Etats Danubiens fut inaugurée, dont les documents sont accessibles dans les publications. Les prévisions hydrologiques peuvent se fairé sur la base 1°. des rapports hydrologiques ; 2°. des rapports météorologiques, 3°. des prévisions météoro­logiques, enfin 4°. des observations cosmiques, et ceci en partant de l'interdépendance causale des phénomé­nes ou de leur allure chronologique. En pratique, on utilise souvent la combinaison des différentes méthodes. 1. Les prévisions basées sur les observations hydro­logiques (niveaux d'eau ou débits), éxigent pratique­ment l'établissement des relations á plusieurs varia­bles. La táche dóit étre résolue avec un nombre mi­nimai de données et d'une facon, que l'établissement des prévisions sóit simple et rapidé et que le risque de fairé erreur baisse au minimum. Les méthodes graphi­ques ont l'avantage de montrer au premier instant, s'il vaut la peine de tenir compte d'une variable ou non, de ne pas impliquer aucun surplus de travail au cas des-relations d'ordre supérieur et de ne pas étre limité en ce qui concerne le nombre des variables, tout en analogie avec les procédés numéri­ques. Elles ont encore l'avantage de rester encore bien utilisables mérne dans le cas oű une ou deux données n'arrivent pas en temps utile si on les emploit — au cas de plusieurs variables — en les décomposant íi des relations á trois variables. Une exigence prépondérante de tout espece de prévision, c'est la transmission rapidé et síire des données d'observation dans le centre de prévision, et une automation du dépouillement est souvent conve­nable. L'utilisation des possibilités dues au technique de télécommunication et des appareils de précision revétit ílonc une importance primordiale. Si on ne limité pas la prévision á des phénoménes particuliers (p. e. pointe des ondes de crue), mais on les poursuit continuellemcnt, on sera á mérne de rectifier de jour á jottr les premieres prévisions approximatives y relatives. 2. L'avance de temps des prévisions basées sur des données météorologiques (précipitations, couverture de neige) est plus grandé, mais en mérne temps elles sont moins exactes que celles de la catégorie précédente. Etánt donné l'écoulement rapidé des ondes de crue des petits cours d'eau, il arrive souvent que l'on ne dispose g;uére pratiquement d'autres possibilités de prévision. En vue de réduire les pertes de temps, les appareils automatiques ont une importance extra­ordinaire ainsi que l'exigence, que la prévision sóit mise au point par les organes locaux, qui doivent fairé les dispositions nécessaires. Ces méthodes ont l'ineon­vénient d'exiger la connaissance á toute heure de la eapacité de rétention du bassin versant, faute de quoi on ne serait pas capable d'évaluer le coefficient d'écou­lement, c'est á dire de suivre d'une fa^on "eontinue l'allure des conditions météorologiques. 3. Les prévisions hydrologiques basées sur des prévisions météorologiques se trouvent aujourd'hui encore sur un niveau primitif. L'examen systématique des conditions météorologiques qui précédent les phéno­ménes hydrologiques extraordinaires, la rocherche (les corrélations causales s'annoncent pleins de promesses. En basant la prévision seulement sur le rythme qui se manifeste dans l'allure des événements météorolo­giques, on ne peut que prévoir la possibilité des événements hydrologiques, qui toutefois ne sont pas sans intérét au point de vue pratique. 4. Les prévisions sur la base des observations cosmiques sont fondées sur la périodicité, qui se révéle dans l'apparition des phénoménes. De telles prévisions portent sur une période plus longue, mais elles n'ont qu'un caraetére indicateur. Nos séries d'observations sont en général déplorablement courtes, composées de plusieurea ondes de différente longueur ot amplitude. C'est pourquoi une analyse des périodes ne donne des justes résultats que si les données disponibles sont caraetéristiques de tout point de vue. homogónes et suffisamment nombreuses. II est nécessaire. que la méthode d'analyse employée ne départe des hvpo­théses arbitraires et que le travail nécessaire sóit proportionnel au résultat probable. Enfin, on ne dóit pas publier la prévision, que si le pourcentage de proba­bilité atteint au moins 90% et mérne dans ce (-as il n'est pas permis de fairé des extrapolations pour un délai trop long (Kresser). Malgré les difficultés, on trouve dans la littérature des résultats surprenants (V. Frolow). Comme la prévision nécessite des connaissances préliminaires trés approfondies et trés étendues ainsi que rutilisation des résultats de nombreuses branches de science, son développement demande le travail collec­tif des spécialistes de tout genre. Ce travail eollectif dóit étre en outre, pour des raisons géographiques, interna­tional. Partant de eette considération. l'auteur réclame avec insistance la nécessité d'un échange systématique et organisé des expériences faites par les experts de la prévision dans les pays danubiens. * Le texte integrál de ce compte rendű est reproduit en langues russe et allemande. Nous le metterons bien volontiers á la disposition des intéressés.

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