Folia Historica 31. (Budapest, 2016)
I. KÖSZÖNTJÜK A 80 ÉVES T. NÉMETH ANNAMÁRIÁT - Prékopa Ágnes - Orosz Péter: Az Iparművészeti Múzeum francia forradalmi zsebórája
LA MONTRE REVOLUTIONNAIRE DU MUSEE DES ARTS DECORATIF S DE BUDAPEST Résumé Le Musée des arts décoratifs possède une montre au cadran révolutionnaire dans un boîtier argent, provenant de la collection Vigyázó. Sur la platine se lit l'inscription «Breguet à Paris» et un numéro partialament illisible «15...9». A l'intérieur du boîtier se trouve un poinçon assez effacé de tête de Diane (Austro-Hongrie/Hongrie, 1867-1937, la lettre spécifiant la ville à l'intérieur du poinçon ne se voit pas) et le poinçon de maître de Cari Wagner, monteur de boîtes actif à Vienne entre 1852 et 1892. Selon les indications des quatre petits cadrans du grand cadran émaillé, le mécanisme a 10 complications: il y a un petit cadran pour la date, l'heure et la minute selon le système grégorien, un autre pour la date, l'heure et la minute selon le système révolutionnaire, un troisième pour les noms du jour de la semaine et du mois et un dernier petit cadran pour les noms du jour de la décade et du mois. Comme la caractéristique principale des montres révolutionnaires est la simplicité non seulement du mécanisme, mais aussi de la décoration, cette montre appartient aux exceptions à cause du nombre des complications et de la finesse de la peinture en émail sur le cadran. Le démontage du mouvement à échappement à verge avec fusée a prouvé qu'il s'agissait d'un «mariage», les éléments du mécanisme proviennent de quatre périodes. Un mouvement simple à verge du XVIIIe siècle fut complété selon les indications peintes du cadran révolutionnaire probablement authentique, et cette montre «révolutionnaire» à 10 complications reçut un boîtier viennois en argent. La peinture en émail mérite aussi l'attention au point de vue iconographique. Les figures allégoriques sont identifiables comme la France d'autrefois et de la France libre. Deux des attributs des allégories sont caractéristiques seulement pour les années 1790, sans adhérer à la tradition iconographique de la Révolution Française: l'hydre de la tyrannie au-dessous des pieds de la France libre et la chaîne de la vieille France pleurante. On peut présumer l'authenticité du cadran à cause de ces deux détails peu répandus et peu connus au tournant du XIXe - XXe siècles, où la montre a dû gagner son apparence actuelle. 83