S. Mahunka szerk.: Folia Entomologica Hungarica 31/1. (Budapest, 1978)

semble de la nervation alaire de Neoclastobasis , comme son habitus, sont typiquement iéiiniens et il convient de ne pas attacher une importance fondamentale au caractère de ré­gularité des microchètes tibiaux, en tout cas au niveau tribal. Enfin, le matériel que j'ai eu sous les yeux comprenait une nymphe S à laquelle était encore attachée 1'exuvie du dernier stade larvaire. La capsule céphalique de cette larve est de structure voisine de celle figurée par MADWAR (1937) pour Leia bimaculata. Notamment, la s clarification très prononcée correspondant sans doute au labium et s'articulant à 1' hypo­pharynx, bien visible entre les plaques maxillaires sur la figure 211 de MADWAR, est égale­ment présente chez la larve de N. draskovitsae. Ceci implique d'étroites affinités entre les deux genres . Pour toutes ces raisons, il apparaît que les Neoclastobasis ont leur place naturelle au sein des Leiini et en fait dans le groupe Leia-Greenomyia, oü ils semblent plutôt proche du dernier. La tribu des Clastobasiini ayant pour type C las tob as is Skuse, reste à envisager la position de ce taxon. Je dois a l'amabilité du Dr. D.H. COLLESS (CSIRO, Canberra, Austra­lie) la communication d'un couple de C. tryoni Skuse, espèce type du genre. Dès sa récep­tion, j'ai pu constater qu'il correspondait exactement à Rhymoleia Edwards, décrit comme sous-genre de Leia et élevé récemment au rang générique (MATILE, 1972). Clastobasis est conforme a la description donnée par EDWARDS (1924) et aux caractéristiques brièvement énumérées, en comparaison avec Leia, par moi-même. La nervure transverse sc2 est ab­sente (présente chez l'espèce type de Rhymoleia, R. fijiana Edwards); la disposition des soies tibiales de ce genre est analogue a ceHe de Neoclastobasis . Notons qu'il est curieux que BLUNETTI (1912) aie correctement placé. Clastobasis vittigera, alors qu'il a classé ses espèces fascipes , flavolimbata et humeralis , qui fon' partie de ce genre, dans les Rhy­mosia. La tribu des Leiini telle qu'elle a été conçue par EDWARDS (1925) justifierait sans doute d'être démembrée, en particulier les AUactoneura de Meijere, le groupe Tetragone­ura Winnertz, peut-être le groupe Cycloneura Marshall, mériteraient-ils d'en être séparés mais même dans l'hypothèse d'une révision conduisant a l'éclatement de la tribu sensu Ed­wards, les Clastobasiini, dont le genre type est fort voisin de Leia, ne pourraient être con­sidérés comme un taxon valable. Les synonymies suivantes sont donc établies: Rhymoleia Edwards, 1924 : 570 = Clastobasis Skuse, 1890 : 617 (SYN. N. ). Clastobasiini Ostroverrhova, 1970 : 453 = Leiini Edwards, 1925 : 547 (SYN. N. ) III. REMARQUES SUR LES LEIINI PALÉARCTIQUES Jusqu'à 1974, les Leiini paléarctiques comprenaient les genres Rondaniella Johann­sen, Leia Meigen, Docosia Winnertz, Megophthalmidia Dziedzicki, Ectrepesthoneura Ender­lein, Tetragoneura Winnertz et Novakia S trobl. LASTOVKA et MATILE (1974) ont fait con­naître la présence enRégion paléarctique du genre oriental Greenomyia Brunetti, représenté par trois espèces sibériennes et l'espèce européenne G. borealis (Winnertz). D' après la de­scription originale de Neoglaphyroptera lucida Becker, des îles Canaries, jusqu'ici rangé dans les Leia, on pouvait penser que cette espèce appartenait aussi au genre de BRUNETTI; les collections du Museum de Paris renfermaient un exemplaire que j'avais rapporté avec quelque hésitation à lucida et qui était indubitablement un Greenomyia. Mon collègue P. J. CHANDLER a pu depuis examiner le type de BECKER et d'autres exemplaires et a bien voulu me confirmer (comm. pers .) qu'il appartient bien a ce genre (comb, n.; Neoglaphyroptera lucida Becker, 1907:65). La description originale de Glaphyroptera alternans Winnertz m'avait laissé soup­çonner que cette espèce devait se ranger dans les Rhymoleia; c'est ce que me permet de confirmer l'envoi par mon Collègue et ami P. LASTOVKA de specimens tchécoslovaques s'y rapportant, ainsi qu'a une autre, fort voisine et apparemment inédite. Rhymoleia se révé­lant synonyme de Clastobasis , c'est sous ce nom que doit figurer l'espèce de Winnertz (n. comb.); Glaphyroptera alternans Winnertz, 1863 : 788). La genre C las tob as is , déjà connu des Régions australienne et orientale, voit donc sa répartition étendue aux Régions éthiopi­enne et paléarctique; il se révélera sans doute cosmopolite.

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