Folia archeologica 18.
Zoltán Kádár: Quelques aspects de la détermination zoologique des cervidés scythiques, a propos de celui a Zöldhalompuszta
62 z. kádAr Alces machlis OGILBY) vivaient dans le passé dans une région d'une étendue beaucoup plus vaste qu'actuellement. Tout récemment, il a été souligné aussi par B. Brentjes que des os de renne provenants des siècles avant notre ère avaient été trouvés aux travaux de fouilles d'Olbia. 8 Une attention toute particulière doit être prêtée à la parure de pendants d'oreille grecque, présentée aussi par Brentjes, représentant Artémis montée à un cervidé ; à notre opinion ce cervidé au muffle plat, aux pieds courts avec un arrière relativement large et avec des bois ramifiés inclinés en avant en arc, ne peut être, en aucune manière, la représentation d'un cerf (Cervus elaphus L.) comme l'affirme Brentjes, mais plutôt celle d'un renne. 9 Quant à la propagation de l'élan — et référence doit être faite sous ce rapport à la description tout récente de François Mihályi — cet animal était fréquent en Hongrie (Hongrie septentrionale, Transylvanie) jusqu'aux XV e, ou XVI e siècles. 1 0 Ces données et des hypothèses bien appuyées militent en faveur de l'opinion qu'à l'Antiquité, à côté du cerf, dans les régions forestières eurasiennes — et même dans les régions où ces animaux ne sont éteints à notre époque — le renne et l'élan dussent avoir un rôle important du point de vue biogéographique. En revenant aux explications de Tchlenova, dans lesquelles, après avoir traité des cervidés d'or de Tápiószentmárton et de Zöldhalompuszta, et après avoir classé les deux représentations également au groupe du type I, elle mit en évidence les différences de composition — on doit constater toutefois que, tout en relevant les différences stylistiques, elle ne releva pas en même temps les différences morphologiques essentielles. 1 1 Les deux représentations de ces cervidés, celui de Tápiószentmárton, courant à toutes jambes 1 2 (Fig. 21) et son parent de Zöldhalompuszta révèlent plusieurs différences de position et de style, même dans leurs ramures également stylisées. Puis, la tête du premier est allongée et le cou long et mince, le corps svelte: en somme, cet animal est élégant et dynamique. Celui de Zöldhalompuszta s'affale sur son avant, il a le bois grand, le visage allongé, le muffle large, le museau long, le cou et le poitrail larges, le corps épais, grossier. Par contre, il est frappant que la trouvaille de Gartchinovo montre un animal d'une composition voisine à celle de Zöldhalompuszta, mais le cerf affalé est plus svelte que la représentation analogue de Hongrie ; le cou en est plus long et plus mince, seule c'est la forme de la tête qui nous rappelle la représentation de Zöldhalompuszta. Dans son ensemble, cette représentation donne l'impression qu'elle est le développement ultérieur du monument trouvé en Hongrie l'examplaire de d'une manière d'expression de la nature plus abstraite et plus stylisée 1 3 (Fig. 22). En rapport de la représentation de cervidés de Zöldhalompuszta, Tchlenova mentionnait encore celui de Verchnaja Rutcha (Région de Kőbán). 1 4 8 Brentjes, В., Die Haustierwerdung im Orient. (Wittenberg 1965) p. 69. ; Description de la trouvaille: Pidoplitchko, I. G., Materiali do vivtchennia minulih faun URSR. II. (Kiev 1956) p. 91. 9 Brentjes, В., op. cit. p. 67., fig. 65. 1 0 Mihályi F., Magyarország állatvilága (Faune de la Hongrie). Vezető. (Bp. 1965) p. 57. 1 1 Tchlenova, N. L., op. cit. p. 183., pl. III. 29. (Tápiószentmárton) pl. III. 30. (Zöldhalompuszta). 1 2 Fettich N., AH 3. pl. VII. ; Talbot Rice, T., op. cit. fig. 25. 1 3 Fettich N., АН 15. pl. II., pl. III. 1. 1 4 МАК VIII. (Moscou 1900) pl. CV. 19. ; Tchlenova, N. L., op. cit. p. 183.