Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/2. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1951)

VII. Allgemeine und österreichische Geschichte. - 75. Nicolaus B. Tomadakis (Athen): Les communautés helléniques en Autriche

Les communautés helléniques en Autriche. 459 ville. Depuis 1723 eile avait sa chapelle sous le tóit de la demeure de Alexandre Mavrocordato, Grand Interprete de la Cour. — Les différences ont surgi trés tőt entre Hellenes et Serbes, les nőtres ne désirant pás dépendre de l’Archevéque de Carlovitch qui était orthodoxe mais slave. Une demande adressée par les Hellenes en 1761 á Marié Thérése n’a eu aucun resultat et ce n’est qu’en 1776 grace ä l’appui de 1’Ambassadeur Ottoman Jean Mavroyéni (orthodoxe et helléné) que les Hellénes de Turquie ont obtenu, conformément á leurs désirs, d’avoir une église á eux seuls, celle de Saint Georges et un prétre. Cette separation a obligé les hellénes orthodoxes mais sujets autrichiens a fonder une autre église pour eux, celle de la Sainte Trinité. Ces deux églises ont été báties en 1802 et 1803 et elles ont été pourvues ainsi que les communautés et les écoles qu’elles conservaient de priviléges souvent renouvelés. L’Ecole Hellénique de Vienne fonctionnait déja depuis 1780 mais ce n’est qu’en 1804 qu’elle a passé sous le contröle public c’est ä dire qu’elle a été reconnue par l’Etat. Elle a fonctionné jusqu’en 1920 et eile est arrivée á avoir 70 éléves. II est ä noter qu’en 1814 4000 Hellénes environ étaient installés á Vienne. L’évolution de la Communauté de Vienne est due au rehaussement de plusieurs personnalités ä la hiérarchie gouvernementale et a la place qu’elles ont conquise dans le commerce. Nous pouvons mentionner entre autres la famille des barons Sina ä qui laGréce doit beaucoup de bienfaits. L’origine de la Communauté Hellénique de Trieste est due au Traité de 1717 entre l’Autriche et la Turquie par lequel cette ville ainsi que Fiume étaient reconnues « ports libres » ce qui a offert l’occasion ä plusieurs Hellénes de l’étranger ou du pays envahi de s’y installer et de pratiquer le commerce. En 1751, la premiére église hellénique, celle de l’Annonciation, et l’école sont fondées ä la suite des démarches de l’Archeveque de Belgrade Daniel Sfoggaras, originaire de Chio, qui a obtenu de Marie-Thérése le privilége la concernant. En 1761 les commer9ants hellénes étaient au nombre de 61 (tandis qu’á Livourne ils étaient á peine 28 et á Vienne 60). Le commerce a attiré aussi les Slaves avec lesquels les nőtres coexistaient au commencement, mais en raison des divergences en ce qui concerne la langue de la messe et l’administration de la Communauté ils ont abandonné l’église de Saint Spyridion et ont bati celle de Saint Nicolas (1787) et se sont entiéremént séparés. L’école de la communauté a connu un essor particulier. Les curés enseignaient au commencement et plus tárd des érudits invités ä cet effet ont été chargés des cours. Plus tárd on y enseigna aussi la langue allemande et c’est une allemande qui a été la premiére directrice du collége de jeunes füles fondé en 1835. La Communauté a prospéré pendant tout le 19e siécle et eile existe encore aujourd’hui ayant subi le sort de la ville. IV. L’activité civilisatrice des communautés. On doit tout d’abord remarquer que les Hellénes installés en Autriche-Hongrie ont prospéré en commergants honnétes et estimés. L’honnéteté de leurs transactions les a imposés aussi bien au point devue commercial que social. Ilsavaient des opinions conservatrices comme le montre leur attachement ä la tradition c’est á dire ä l’Eglise orthodoxe, á leur langue et aux coutumes helléniques. Ce qui montre leur penchant humanitaire c’est la sollicitude montrée en vers leurs fréres restant sous le joug, leurs efforts de divulguer les lettres et les sciences par de livres imprimés en grec dans l’Empire x), les secours accordés pour le fonctionnement d’écoles helléniques en Macédoine surtout et les bourses grace auxquelles plusieurs enfants hellénes ont pu fairé leurs études avant la formation de l’Etat Hellénique. La prépondérance de l’Empire au point de vue de la civilisation donnáit l’occasion á des *) *) Célúi qui voudrait se rendre compte du nombre d’imprimés qui ont paru en Autriche-Hongrie peut voir en dehors du livre de Howard mentionné dans la bibliographie de cet article, E. Legrand, Bibliographie hellénique et Ghinis-Mexas, Bibliographie Hellénique I—II.

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