Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/2. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1951)
VII. Allgemeine und österreichische Geschichte. - 75. Nicolaus B. Tomadakis (Athen): Les communautés helléniques en Autriche
456 Tomadakis, Rákóczy (1629—1648) et ont pu faciliter leur installation agricole. C’est la Roumanie qui doit étre considérée comme le pays de provenance de ces Hellenes. Mais la plus grande partié des Hellenes de Hongrie du 17® siede pro vénáit naturellement des comme^ants installés en permanence ou provisoirement. L’opinionexprimée par le professeur Yoyatzidis suivant laquelle les Hellenes ont suivi les Serbes lors de l’installation de ces derniers en grande masse aux provinces désertes me páráit improbable. L’histoire des communautés helléniques d’Autriche-Hongrie jusqu’en 1800 montre un combat continuel contre l’élément slave et aussi que les Serbes en tant que plus nombreux ont réussi au commencement á s’emparer des églises des communautés fondées en collaboration avec les Hellenes et plus tárd ä assimiler ces communautés entiéres. C’est de cette maniére que les communautés helléniques de Hongrie ont passé vers le milieu du 19® siede aux mains des slaves. On doit faire remarquer ici que la communauté du dogme — car aussi bien les Serbes que les Valaques et les Bulgares avaient la mérne religion — couvrait tous les émigrés sous la dénomination «greci», mais les véritables Hellenes étaient peu nombreux et étaient considérés comme une entité nationale et non pas religieuse. D’aprés une statistique autrichienne de 1859 que j’ai sous yeux, ä cette époque l’Empire comprenait 3.694.800 « uniti » c’est ä dire des catholiques du rythme grec qui ne nous intéressent pas du point de vue national. II y avait en mérne temps des orthodoxes du rythme hellénique, hellénes, valaques et serbes au nombre de 3.161.805 dönt voici la répartition: au voivodat de Serbie 694.029, en Transylvanie 631.523, et en Hongrie principale 407.561, aux confins militaires 527.663, en Bucovine 314.721, en Croatie et Slovenie 88.331, en Dalmatie 74.524 et d’autres ailleurs. Par égard á ces nombreux orthodoxes l’Empire reconnaissait un archevéque du mérne dogme, célúi de Carlovitch dépendant du patriarcat serbe de Ipek, serbe lui-méme. II étáit natúréi que les privileges qui assuraient la liberté du culte soient accordés aux grecs orthodoxes sans distinction de nationalité. II en était de mérne pour les privileges concernant le commerce comme p. ex. ceux accordés en faveur de la ville libre de Trieste dönt le commerce avec 1’Orient a été organisé par des Hellenes (provenant des lies Ionniennes, de Crete, du Peloponése c’est a dire du sud et ailleurs) qui exportaient du bois et importaient de vins, de savons et autres produits méditerranéens. Ce manque de distinction en ce qui concerne la nationalité a provoqué des divergences: les slaves, plus nombreux, ont chassé les Hellenes des églises communes (comme á Vienne et ä Trieste enl781) et les ont obligés de vivre sóit seuls (comme ä Trieste) sóit avec les valaques (comme ä Vienne). — II est intéressant de noter que les faits politiques de 1’Orient avaient une influence décisive sur le nombre des membres des Communautés Helléniques de l’Empire. Ainsi l’opposition russo-autrichienne imposait a la monarchic binaire a favoriser les Hellénes afin de les détacher de l’influence slave. La révolution du Peloponése connue sous le nőm d’Orlof (1669) a emmené plusieurs refugiés de la Gréce en Dalmatie et a eréé les communautés de Fiume et d’autres villes dalmatiques. Les refugiés venaient a la suite de l’évéque helléné ancien de Mothone Anthimos Karakallos. Plus tárd la Révolution Hellénique a emmené une nouvelle vague de refugiés aussi bien des principautés de Danube que de la Gréce principale. La libération d’une partié du sol hellénique et la fondation du Royaume ont suspendu Immigration vers le nord. En mérne temps les moyens du commerce et les routes se sont modifiés ce qui a fait changer aussi les conditions de vie des Hellénes ä l’Etranger. II. Le principe légal des Communautés. Généralement les Hellénes quand ils s’installaient dans un centre urbain de l’Empire se réunissaient et formaient la communauté. Ils demandaient ensuite les priviléges généraux étant en vigueur et par conséquent la reconnaissance de la communauté, la fondation d’une église, d’une école et le fonctionnement d’une Caisse communale pour faire face aux dépenses.