Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/2. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1951)
VII. Allgemeine und österreichische Geschichte. - 75. Nicolaus B. Tomadakis (Athen): Les communautés helléniques en Autriche
452 Les communautés helléniques en Autriche. Nicolaus B. Tomadakis (Athen). La prise de Constantinople par les Turcs (1453) a eréé une situation cruelle pour 1’Hellénisme de 1’Orient qui se trouvait ainsi privé du régime qui avait gouverné sa vie pendant mille ans. — Le conquérant n’a pas envisagé cependant á l’anéantissement de l’élément hellénique qui pourrait exercer une influence particuliérement importante au point de vue économique ä son Etat et s’est empressé en accordant les «privileges» d’assurer la cohérence de FHellénisme pendant toute la durée de FEmpire Ottoman qui succédait au Byzance. — Au commencement le patriarche de Constantinople assurait l’exercice des fonctions découlant du droit de famille et du droit successoral qui lui étaient accordées. Avec le temps il a pu cependant sans difficultés assumer l’éducation et la culture des Hellenes, étant donné d’ailleurs que l’instruction était la raison d’etre du clergé. — L’élément hellénique en mérne temps entrait dans la bureaucratie du nouvel Empire. — Des interpretes et des princes des pays de Moldavie et de Valachie (et leurs Cours) étaient recrutés parmi les families helléniques haut placées. — Les Hellenes continuaient á aller étudier ä 1’Occident (des médecins et des théologiens surtout, propagateurs des études littéraires) et ä servir 1’Orient oü se trouvaient les intéréts de leurs conationaux. — Plus importante a été cependant 1’influence des commergants qui se sont répandus á tous les coins du monde connu et ont établi par un rude labeur des rapports commerciaux avec la Turquie. — Quand ils s’enrichissaient, il était natúréi que ces commergants recherchässent ä s’assembler légalement et á former des communautés reconnues par les autoritás civiles locales. — Et le premier but des communautés était d’assurer Fexercice du culte (construction d’une église orthodoxe et d’un cimetiére et invitation d’un hiéromoine pour assumer les fonctions de curé) et de Vinstruction (fondation d’une école et invitation d’instituteurs capables d’enseigner la langue paternelle aux enfants hellénes et de les instruire). En mérne temps on prenait sóin d’assurer le fonctionnement d’un hőpital pour les malades de la Communauté et de fonder une bibliothéque ou éditer des livres ou on s’occupait ä porter secours aux membres indigents de la communauté en accordant des bourses et ä aider les jeunes Alles ä se marier. Les communautés florissantes avaient naturellement un lien légal avec 1 ’Etat dans lequel elles fonctionnaient et un lien spirituel avec le Patriarcat (Ecuménique dönt trés souvent dépendait leur curé. Un lien sentimental les unissait avec les pays d’origine de leurs différents membres. Etant donné que Immigration était liée avec l’intention d’améliorer la vie des émigrés mais aussi avec la pénurie du sol abandonné se sont les Hellénes du nord et surtout les Epirotes et les Macédoniens qui ont le plus souvent formé les communautés d’Italie et d’Autriche-Hongrie. — Parfois des faits d’ordre politique, comme la conquéte de File de Crete par les Turcs (1669) provoquaient un courant de refugiés vers l’étranger et ce sont surtout des Crétois qui ont agrandi la communauté hellénique de Venise au 17e siécle. — Une fois installés dans une ville européenne les originaires d’une province hellénique non seulement attiraient d’autres gens de leur nation mais songeaient aussi ä ceux qui souffraient sous la férocité asiatique d’un conquérant d’une autre race et qui se trouvaient privés des lumiéres du progrés des lettres et des arts de FEurope. — C’est ainsi que les communautés helléniques de l’étranger secouraient leurs fréres vivant sous le joug et aidaient ä la fondation d’écoles, ä la fourniture de livres nécessaires et accordaient des bourses aux éléves. —