Leo Santifaller: Ergänzungsband 2/1. Festschrift zur Feier des 200 jährigen Bestandes des HHStA 2 Bände (1949)

IV. Quellen und Quellenkunde - 28. Yvonne Lanhers (Paris): Le Dossier d’Albert d’Autriche aux archives et ä la Bibliothéque Nationales de Paris

Le dossier d'Albert d'Autriche. 447 d’Auxerre, Pierre Flotte, garde du seel, Mathieu de Montmorency, chambellan du roi, Monseigneur Mouche, receveur du roi, le comte Guy de Saint Pol grand bouteiller de France, et Pierre de Prunet; ä leur retour, Pierre de Belleperche, Pierre Flotte et le comte de Saint Pol s’arrétérent á Neufcháteau (Viard 2897, 2940, 3103, 3177); ils y retrouvérent outre Guillaume de Beaufort, chanoine de Notre-Dame de Paris, Gille Aicelin, archevéque de Narbonne, arrivés sur les lieux des le 26 avril (Viard 2424, 3104). Les mémes plénipotentiaires sont chargés au mérne moment de préparer la paix avec l’Angleterre et de traiter avec le comte de Bar 4). Pierre Flotte, l’évéque d’Auxerre, le comte de Saint Pol vont et viennent entre Montreuil-sur-Mer et Neufcháteau. L’archevéque de Narbonne et l’évéque d’Auxerre se rendent en outre á Bar (Viard 3104, 3177, 4217). Combién de temps dura cette conférence, il est difficile de le préciser * 2). Guillaume de Beaufort y resta dix-neuf jours (Viard 3048). Nous savons qu’á la mi-juin tout était fini et les commissaires de retour ä Paris (Viard 2985) pas pour longtemps d’ailleurs car le 6 juillet Guy de Saint Pol, l’évéque d’Auxerre, le seigneur de Montmorency, l’archevéque de Narbonne, Monseigneur Mouche, Guillaume Perdriz et Humbert de Romans préparaient un second voyage en Allemagne, prés du roi des Romains cette fois, et recevaient á cet effet de l’argent du Louvre. Partis aprés le 21 juillet ils étaient revenus le 20 aoüt. De son cőté Albert envoya des délégués ,,gentes regis Alemannie“ (Viarn 3223); le 28 aoűt ils sont á Paris, Pierre Flotte est sans doute charge de les recevoir, c’est lui qui rembourse leurs frais (300 1. t.). Parmi eux se trouvait peut-étre Eberhard de Stein, chancelier d’Albert. Böhmer suppose qu’il expédia les trois actes dates d’aoűt 1299 3 4) lors d’un séjour en France dont il n’apporte par ailleurs aucune preuve. Une étude attentive de l’écriture de ces trois actes permettrait-elle d’y trouver quelque parenté avec l’écriture des actes de Philippe IV ? Ce qui renforcerait l’hypothese de leur origine parisienne. Le 1er septembre 1299 Eude l’Allemand devenu archidiacre de Sarrebourg en l’église de Metz, est á son tour envoyé en Allemagne. Peut-étre se trouve-t-il á Strasbourg le 5 septembre quand Albert expédie les actes concernant le traité d’amitié avec Philippe IV et la question de Bourgogne (Viard 3251). Le 19 septembre séjourne á Paris une importante délégation du roi des Romains; l’évéque de Constance Henri, ses fréres Albert et Ulrich de Klingenberg, maitre Jean protonotaire du roi4), en sont les principaux personnages. Philippe IV, par des lettres aujourd’hui perdues gratifie Henri et Albert de 2.000 marks d’argent au marc d’Allemagne pour des raisons qu’il darge secretes (Viard 3305—3306), et il leur fait verser de suite, le 19 septembre, au Louvre, 6.000 1. t., tandis qu’Ulrich, maitre Jean et un membre non designé de la familia d’Albert revivent chacun 500 1. t. Le 30 janvier 1300 Henri et son írére recevront les 1.000 1. qui leur restaient dűes (Viard 4205), tandis que le Marquard de Stellemberg, un secrétaire du roi des Romains, se voit concéder 300 1. t. (Viard 4206). Le roi ne se contente pas de ces distributions d’argent á Paris et l’on aura une idée de l’effort financier qu’il fait, aidé d’ailleurs par Baldo Fini, pour gagner les Allemands au moment de la rencontre de Quatrevaux, quand on saura que le valet de Mgr. Mouche, Couloygne totalise 209 jours de voyages successifs en Allemagne avant le 20 janvier 1300 (Viard 4176). On en regrettera d’autant plus de ne pouvoir retrouver aux Archives de France les dona facta apud Vallem Coloris tempore Alberti regis x) Nous n’avons trouvé aucun renseignement sur cette mission ä Bar. Elle avait pour but, vraisem- blablement, de préparer íme tréve entre le roi et le comte á l’instigation d’Albert (les Grandes chroniques de France publiées par J. Viard, T. VIII, p. 187). 2) Nous n’avons sur cette conférence aucun document et nous ne connaissons les noms des ambassa- deurs allemands que par la Reimkronik (Henneberg p. 30 et suiv). 3) Cf. plus haut nos 2, 3 et 4. Voir Böhmer, Albrecht, 195, et Henneberg, op. cit. p. 33. 4) II s’agit de Jean de Zurich. II fera partié de la délégation envoyée prés de Boniface VIII en avril 1300 (Hessel, op. cit. p. 115).

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