Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)

EROSS GÁBOR: Représentations cinématographiques de l'Histoire de France. Obsession mémorielle ou image-temps ?

Representations cinématographiques de 1'Histoire de France. 85 des comedies ( Visiteurs ), des films en costumes qui sont moins « cape et épée », moins grossiers (Ridicule , Vatel ), et mérne des desseins animés (comme Astérix ) sont lä pour divertir le public. Leur point commun, c'est que l'Histoire — ou le plus sou vent un passé vague (cf. : Jules et Jim) — leur sert de background, d'arriére-fond, plus ou moins stylisé, de source d'inspiration pour nouer le fil des dialogues, de prétexte pour divertir et vétir les acteurs de jolis costumes, devant des décors plaisants ou encore, plus rarement, de parier du présent sous forme allégorique ; mais il ne s'agit pas de parier de l'Histoire en tant que telle. En matiére de films en costumes il y avait eu Rappeneau ( Les Maries de l'An II., Cyrano de Bergerac, Le hussard sur le toit, etc.), pour l'Histoire encore plus ancienne, Jean­Jacques Annaud (La guerre du feu, Le nom de la rose ) — mais l'Histoire est tenue á l'écart des films historiques. C'est que le referent direct cesse d'etre l'Histoire ; elle est remplacée par l'imaginaire historique, les représentations extra­cinématographiques du passé et l'image directe du temps. 2 0 2. L'image directe du temps Le monde-/ranfazs-de-la-vie cinématographique (ses couleurs, corps et décors) est foisonnant. La panoplie des éléments (ou bribes) du passé dont l'exacte représentation corrobore en principe le réalisme du monde-de-la-vie cinématographique est en effet extrémement vaste et englobe, par définition, la totalité des objets, des corps, décors, couleurs mis en scénes jusqu'au détail le plus infime, les distinctions les plus fines : « certaines des couleurs sont particuhéres au Languedoc ; j'ai parié ä Dániel [Vigne] des couleurs des robes du trousseau des femmes et il l'a utilisé dans la robe de mariage rouge de Bertrande et quelques autres vétements [...]. Puis le type de nourriture comme des pains chátaignes ou le safran utilisé au Moyen Age dans de nombreux plats et pour le maquillage. . . » 2 1 Ce sont Brigitte Bárdot ( Babette. . .), Jeanne Moreau (Jules et Jim, etc.), Catherine Deneuve ( Les parapluies de Cherbourg, Le dernier métro, etc.), Isabelle Adjani (Adele H., Camille Claudel, La reine Margot ), ou Michéle Mercier (la trilogie Angélique. . .) — les stars sensuelles qui dominent les écrans de cinéma, et apparaissent telles qu'en elles-mémes dans leurs 20 II faut constamment rappeler que l'écrasante majorité des films frangais m'ont pas de théme historique, mais contemporain. Pensons k des genres aussi centraux que le film noir ou ä des cinéastes aussi importants que Jacques Tati, ou plus tard Carax. 21 Nathalie Zemon Davis, « Martin Guerre, the Historian and the Filmmakers » (interview par Ed Benson), in film and History , volume XIII, N- 3, sept. 1983, p. 62. (cité par Priska Morrissey)

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