Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)
MIHALOVICS ÁRPÁD: Contribution á l'analyse du langage politique
Contribution á l'analyse du langage politique 163 Tableau 3 La taxinomie de la communication politique (proprement dite) TACTIQUE COMMUNICATION POLITIQUE 3 STRATEGIE PAROLE POLITIQUE SPONTANÉE (improvisation, bricolage) 1 interviews débats politiques discussions publiques négociations — communication electorate — communication partisane — communication présidentielle — communication gouvernementale (ou ministérielle) — communication locale — communication diplomatique DISCOURS POLITIQUE NON-SPONTANÉ, TRAITÉ PRÉALABLEMENT (pas d'improvisation, pas de bricolage) 1 manifestations oratoires discours solennels informations comptes-rendus (négociations) 3. Les terrains et les sujets d'analyse du langage politique Le langage politique comme phénoméne linguistique peut étre étudié sur différents niveaux de langue : lexico-sémantique, morpho-syntaxique, pragmatique et stylistique (v. p. ex. Mihalovics 2000, 29—61.). — On peut étudier le vocabulaire, les figures de rhétorique, les outils argument at ifs, les registres explicatifs. On peut faire des analyses lexicométriques et, on peut réaliser de vraies analyses de discours pour lesquelles la communication politique se sert de terrain inépuisable. C'est pourquoi le temps dernier, les analyses discursives sont de plus en plus fréquentes. — Le corpus d'analyse est aussi varié, selon les genres : programmes partisans, motions de congrés, discours électoraux, négociations internationales ou bien selon les acteurs de l'arene politique comme p. ex. les métaphores utilisées par le général de Gaulle ou le vocabulaire de F. Mitterrand (tous deux sont les ouvrages de Labbé 1995 et 1990) ou autres sujets : p. ex. la modalité « falloir » (Labbé 1990), l'emploi des pronoms personnels «je » et « nous » (Cotteret, Moreau 1969), l'usage de voix passive (Gerstlé 1979), le clivage bien/mal (Bon 1991), 3 D'aprés Jacques Gerstlé, La communication politique. Puf, Paris, 1993