Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)
PALLAI MÁRIA: La métamorphose dans le théátre baroque et le théátre de l'absurde
156 Majorossy Imre Gábor peut-étre par des considérations idéologiques. La question appelle une réponse : la satisfaction prouvée par cette chanson qui est appelée par la tradition « ä la Vierge » et qui est vraiment pleine d'allusions et d'attributs « divins » est réellement un acte de prise de position pour le tour religieux de la poésie des troubadours ? Peut-étre motivé par la peur, par l'instinct ? Ou bien, au contraire, ce n'est qu'un jeu dans lequel le poéte affirme : voilä, je suis mérne capable d'achever un « exercice » de cette sorté. Ce qui est derriére n'est pas important, et en plus, c'est incontrőlable. S'il le faut vraiment, il chante la Vierge sous la forme d'un poéme troubadouresque. La possibilité d'une interpretation ironique parait étre soutenue par le grand nombre des adjectifs et, en général, attributs qui accentue le caractére exceptionnel de la personne louée. II y en a trop, c'est pourquoi on se pose la question de savoir s'il ne s'agit pas en réalité d'une sorte d'ironie, bien cachée derriére les louanges. Du point de vue littéraire, ce qui compte, c'est le^résultat, le produit artistique. On a montré la possibilité de comparer deux chansons d'amour bien différentes ä premiere vué — et bien pareilles quant au talent poétique. Justement, c'est ce qui est important : la capacité de retrouver les formes, les cadres authentiques pour communiquer le message qui ne peut partir que de tel ou tel auteur. Mérne s'il y a plus de dix ans entre les naissances de deux oeuvres, d'aprés des analyses plus profon des, on voit sans doute que Guiraut Riquier, au lieu de disparaitre ou de terminer son activité poétique, retrouva le chemin de la fidélité ä son idéal de l'amour.