Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)
HAJDÚ ZSUZSANNA: Le jardin dans l'oeuvre de Marie Gevers
138 Hajdú Zsuzsanna l'étang s'évente en brouillard, l'étang pense ä la glace, l'étang réve aux nenuphars. » n Nous pouvons constater que le jardin est non seulement l'espace privilégié dans les récits autobiographiques de Gevers, mais aussi un espace ideálisé, modelé. Pour Gevers l'homme transforme le monde en un jardin bien soigné, bien arrosé. Pourtant le jardin ne sépare pas Fhomme de l'univers. Ce n'est pas un jardin paradisiaque. L'idéalisation ne veut pas dire que c'est un espace irréel. La conception de Gevers s'enracine dans le con eret. Elle saisit la nature — ainsi le jardin — ä partir du vécu. Elle réve de l'union de l'homme et de la nature et c'est dans le jardin qu'elle trouve le modele de cette union. II lui manque la révolte, qui eile est présente dans les idées de Rousseau. La contemplation de la nature, la réverie, les promenades, la connaissance des plantes et des fleurs la rapprochent aussi de Proust. II est süffisant de penser au pare de Combray ou ä celui de Swann avec les fameuses aubépines. Comme le jardin a toujours été un lieu d'expression de cette notion que l'on appelle la symbolique, nous la proposons comme sujet pour la suite des recherches. D'autant plus que la symbolique des fleurs et des plantes était aussi eher ä Gevers que le jardin. Pour cela nous pourrions étudier sa Parabotanique, récit synthétisant et plusieurs contes et horoscopes floraux. 1 1 Marie GEVERS : Vie et mort d'un étarig. Edition Brepols, Bruxelles, 1961. p. 24.