Az Eszterházy Károly Tanárképző Főiskola Tudományos Közleményei. 2003. Sectio Romanica. (Acta Academiae Paedagogicae Agriensis : Nova series ; Tom. 30)
HAJDÚ ZSUZSANNA: Le jardin dans l'oeuvre de Marie Gevers
Acta Acad. Paed. Agriensis, Sectio Romanica XXX (2003) 133-138 Le jardin dans Poeuvre de Marie Gevers Hajdú Zsuzsanna Le mot jardin ne nous fait pas penser immédiatement ä la littérature, pourtant le jardin est présent dans la littérature dés le début. Le jardin n'est pas aussi vieux que l'homme mais presque. Pour découvrir ses origines nous pouvons remonter jusqu'ä l'ére néolithique. II y a 7000 ans, c'était l'époque ou l'homme découvrit l'agriculture. Mais il reste un mystére, la question ä savoir si l'homme du néolithique avait déja « inventé » le jardin, cherchait-il dejä ä organiser la nature dans le sens du beau ? Les premiéres représentations connues de jardin datent du 8 e siécle avant J.-C. C'étaient des jardins, des pares royaux en Mésopotamie, placés sous la protection d'Enki, dieu de la fertilité. Plus tard les jardins de Babylone sont devenus l'une des sept merveilles du monde. Et nous pourrions continuer par le changement, le développement du jardin d'époque en époque, du jardin d'Eden au jardin régulier de Le Notre, des jardins romains aux jardins d'allumés de l'époque postmoderne. Les représentations de jardin apparaissent trés tőt dans les arts. A l'époque médiévale la littérature, suivant les arts décoratifs — relief, fresques, peinture, tapisserie — elle aussi tourne vers le jardin dont nous connaissons un premier témoignage dans le Roman de la Rose au 13 e siécle. Tout comme les jardins des différentes époques, la plupart des représentations littéraires essayent, chacune ä sa maniére, ä reconstruire le paysage du paradis, dans le quel il ne faut pas seulement voir le jardin divin biblique. Dans de nombreuses oeuvres le jardin sert aussi bien de métaphore littéraire de la politique et de l'histoire que de métaphore du récit. Ainsi la réflexion de Rousseau dans La Nouvelle Héloise (1761) refléte une approche sociale, une vue philosophique sur le jardin. « Certainement tout homme qui n'aimera pas passer les beaux jours dans un heu si simple et si agréable n'a pas le goüt pur ni l'äme saine. J'avoue qu'il n'y faut pas amener en pompe les étrangers ; mais en revanche on s'y peut plaire soi-méme, sans le montrer ä personne. . . » l La 1 Jean-Jacques ROUSSEAU : Julie ou la Nouvelle Héloise. Partie 4, lettre XI. Gallimard, Paris, 1978.