Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - Le Conseil Municipal des Travaux Publics et son activité par Z. Bessenyey député

surgissant de l'Orient plusieurs fois et la menacant d'ané­antissement. La premiere catastrophe íatale s'est produite en 1242, quand les armées mongoles, menacant de déferler sur toute l'Europe, détruisirent complétement la ville prospére de Pest, située alors uniquement sur la rive gauche du Danube. La deuxiéme catastrophe fut la con­séquence de l'occupation turque subie pendant cent cin­quante ans et surtout du siége farouche commencé il y a deux cent cinquante ans qui dévait y mettre fin. II y a peut-étre une fatalité dans le fait mérne que les représentants des nations appartenant á l'Union Inter­parlementaire se donnent rendez-vous á Budapest exac­tement 250 ans aprés la libération de la domination os­mane. Et quand ceux qui font la connaissance de notre ville se trouvent frappés par le jeune áge de la ville, je les prie — sachant qu'ils s'empressent de voir ob­jectivement — de ne pas respecter moins cet aspect ju­vénile d'une ville récente que les monuments historiques d'une autre ville qui, munie des avantages d'une évolu­tion séculaire pacifique, a pu garder les monuments de son histoire. Nous ressentons peut-étre moins 1'absence de ces monuments antiques, elle mérne un signe du röle impor­tant et dévoué nous incomba dans l'évolution de la civi­lisation chrétienne et occidentale d'aujourd' hui, et qui fut accompli par toute la nation hongroise, et par sa ca­pitale, Budapest. Ce rőle nous rappelle nos devoirs su­périeurs. Pendant les deux dernieres décades, quand la Muni­cipalité de Budapest a déjá inauguré une activité cons­ciente en faveur du tourisme, tous efforts s'étaient di­rigés á nous fairé connaitre par l'étranger et á assurer á tous nos hőtes un séjour sans géne et agréable dans cetté ville 'munie de beautés naturelles, d'une situation géographique avantageuse, et de richesses thermales. exploitées seulement en partié. La maniére dont les agréments sans mélange de ce séjour sont assurés n'a rien de factice ou de voulu — elle découle de la nature mérne de la nation hongroise d'origine orientale. Tout de mérne, je dois concédeí qu'aprés la grandé guerre, quand nous constations pour la premiere fois I'imposant essor de notre trafic de vo­yages, longtemps encore nous avons hésité — par un trop grand scrupule peut-étre — á lui attribuer un caractére durable et sűr. Nous avions 1'impression que notre trafic de toursime grandissant n'était que la con­séquence d'une propagande adroitement menée. Heureusement, les données statistiques nous ont convaincu du contraire. Depuis la grandé guerre, notre trafic de tourisme s'agrandissait chaque année davan­tage, et mérne la crise économique des dernieres années s'est fait sentir moins impérieusement que quiconque l'ait pu prédire. Comme ville de tourisme, Budapest a recu l'année passée une étiquette magnifique sur laquelle nul ne put compter. Au début de 1935 arriva chez nous Sa Majesté le roi actuel d'Angleterre, Édouard VIII, alors Prince de Galles. Ensuite, il a changé son programme fixé plu­sieurs fois pour prolonger son séjour dans la capitale hongroise. Quand il prit congé de nous aprés sa pre­miere visite, il dit á son entourage: „Je neme suis jamais, nulle part senti si bien qu'á Budapest. Nous recűmes avec le respect dü les paroles de celui qui fut le prince héritier de la couronne d'Angle­terre, et nous accordámes á ses paroles une place d'honneur parmi les phrases de politesse habituelles de nos visiteurs. Mais quand cet hőte distigué de Budapest, au mois de septembre de la mérne année, honora notre ville d'une seconde visite inattendue, le visiteur royal, déjá trés populaire, fut recu par la reconnaisance débordante de tou t le pays, car tout le monde avait 1'impression que cetté deuxiéme visite, cetté distinction particuliére a as­suré á Budapest une place définitive parmi les stations de tourisme international qui méritent d'étre visitées par tous les voyageurs. Depuis ce temps, la ville de Buda­pest éprouve la plus sincére reconnaissance pour le roi d'Angleterre Édouard VIII qui, á une époque ou nous­mémes étions moins assurés de il'avenir de Budapest comme station de tourisme, nous a donné la confiance dont nous avions bien besoin. J'ai tenu á vous dire tout ceci á l'occasion de saluer, au nom des habitatns de Budapest, ville qui fut choisie d'étre le théátre de la Conférance de l'Union Interpar­Iementaire, nos hőtes distigués. La ville de Budapest vous á invités avec amitié et vous accueille affectueuse­ment, j'exprime au nom de cetté ville le succés de cetté conférence affermisse l'idée magnifique de l'Union In­terparilamentaire; mais en mérne temps, je souhaite que vous tous, qui nous honorez de votre présence, accom­pagniez votre départ, quand en sonnera l'heure, de la formule qu'un Hongrois n'oublie jamais d'adresser á un cher ami á qui il dit ladieu: „Au revoir, le plus töt possible!" Le Gonsell Municipal des Travaux Publics et son activité par Z. Bessenyey député C'est avec une joie sincére que je présente mes hommages á nos chers hötes, aux délégués étrangers, venus á la session de Budapest de l'Union Interparle­mentaire. Je leur souhaite de trouver un séjour déli­cieux dans notre belle capitale et de la quitter avec le souvenir de jours agréablement passés. La fondation du Conseil Municipal des Travaux Publics fut l'idée du comte Jules Andrássy, ancien président du conseil célébre de la Hongrie. Le comte Andrássy avait remarqué, á l'ocassion de ses voyages d'études á l'étranger, que le pays — aprés avoir subi pendant 150 années l'occupation turque, puis privé, par suite de ses luttes pour la liberté, de toute mani­festation de l'énergie productrice — était, dans le domaine de la culture architecturale, infiniraent en retard sur l'Occident. II est tout naturel que, par suite de ces faits historiques, et parceque Budapest d'aujourd'hui comprenait encore vers le milieu du XIXe siécle trois villes (Pest, Buda, Óbuda), — et a défaut d'une tendance uniformé du développement urbain, ella ne pouvait mérne pas approcher le niveau des grandes métropoles de l'Europe occidentale. 151

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