Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - L'activité du ministere de l'industrie

L un des pOints les plus importants du programme de ce ministére est Faide aux petites gens, donc au sein de l'industrie il íaut tendre également á ce que les petites gens et la classe moyenne proíitent égale­ment des avantages du développement de l'industrie. Du fait du traité de paix, la majeure partié de l'indu­strie hongroise se concentre dans la eapitale. Aussi, un développement sain de l'industrie exige qu'elle sóit décentralisee et que l'on íacilite de nouveaux établis­sements en premier lieu dans les régions qui ont été touchées le plus fortement par la crise économique, c'est-á-dire les territoires situés entre le üanube et la Tisza et au delá de la Tisza. Un des problémes importants de la vie écono­mique hongroise est la question des „ciseaux agraires". La Hongrie, de par son earaetére d'Etat agraire, a été trés fortement atteinte par la chute des prix des pro­duits agricoles survenue au cours des derniéres an­nées sur le marché mondial. En ce qui concerne la politique des prix de l'industrie, il ne íaut pas perdre de vue les besoins de la population agricole représen­tant encore plus de 50% de la population totale; c'est pourquoi le ministére de l'industrie s'eíTorce de prati­quer une politique de prix qui, tout en satisfaisant les désirs de l'agriculture, assure cepeiidant la rentabilité de la production industrielle. C'est pour rendre la production meilleur marché que l'on favorise la rationalisation et la normálisadon. A la rationalisation appartient l'introduction dans l'in­dustrie hongroise des divers systémes de travail mo­dernes; le ministére favorise cela dans toute la mesure du possible, sans toutefois perdre de vue les conditions spéciales á la Hongrie et patriculiérement les intéréts sociaux de l'ouvrier. En présence du régime prévalant tant en Europe qu'en Europe centrale, il est tout naturel que la Hon­grie ne puisse pas suivre d'autre politique économique. C'est la raison pour laquelle elle s'efforce d'utiliser dans la production intérieure les matiéres premieres indigénes. De nos jours, mérne les Etats industriels de l'Oc­cident, trés développés au point de vue économique, ne sauraient non plus se passer de l'intervention de l'Etat dans l'orientation de la production industrielle. Ces moyens sont employés par l'Amérique, la Grande­Bretagne, la Francé, sans parler de ITtalie et de l'Al­lemagne, et ont déjá trouvé accés également dans les Etats de l'Europe centrale. Aussi la Hongrie devait­elle également s'occuper de ces questions et á ce sujet le ministére prépare déjá un projet de loi qui, vraisem­blablement, sera soumis au Parlement en automne. Dans le domaine de la qolitique sociale, le minis­tére, au mois de juillet de l'année derniére s'est résolu á fairé un pas décisif en autorisant l'introduction de la journée de 8 heures et la íixation des salaires mi­nima. Depuis ce temps, la journée de 8 heures a été introduite dans maintes branches d'industrie, de mérne que les salaires minima ont été appliqués. Le ministére de l'industrie s'emploie de son mieux á don­ner une solution á ces questions, parce que c'est la un facteur de la süreté de la production. Le principe di­recteur dont on s'inspire est cependant que cetté ques­tion ne dóit pas étre réglée á la háté, mais qu'il faut suivre la ligne d'une évolution graduelle. Les ouvriers eux-mémes n'ont pas intérét non plus á ce que les objectifs de politique sociale soient réalisés á une ca­dencé förcéé, car cela ne pöurrait qu'occasiouner dés trouoies uans la production. Le ministére de 1 indu­saié, uans le uoniaine de la politique sociale, ne nég­nye pas non plus la question du piacement et á ce SUJLI on estimé qu au neu des divers organismes de piacement exislant a 1 heure actuelle, il serait utile u ínstnuter sur toute la ligne des bureaux olfciels de placenient. un ilongrie, la petité industrie et l'artisanat ont une íniportance particuliére. La petité industrie, — y compris les íiiembres de famille — donne du pain a presque 1 millión üe personnes; par ailleurs, l'arti­sanat revét une íniportance particuliére car il donne üu travail á la population agricole qui n'esl pas occu­pee pendanl 1 luver, tout en lui permettant de se sul­ii re a elle-méme. lóul récemment, des dispositions législatives ont été prises dans lintérét de ces couches sociales de grandé valeur pour le pays. Les dispositions de la nou­veile loi peuvent étre reparties en trois groupes prin­cipaux. Uans le premier renlrent les mesures destinées a rehausser les connaissances prolessionnelles des pe­üls labricants, ainsi leur niveau morál; dans le deu­xiéme groupe, on s'occupe d'assurer les conditions économiques nécessaires aux petits fabricants, ainsi que de leur donner des possibilités de travail; eníin, uans le troiséme groupe rentrent les clauses ayant pour but de développer plus sainement les syndicats d'industriels, organismes de la représentation des inté­réts de la petité industrie. Panni les dispositions rentrant dans le premier groupe, la plus grandé Íniportance revient á l'intro­duction des examens de maítrise et á 1'augmentation de la durée du stage des apprentis et des aides. L'exa­men de maítrise permettra d'arriver á ce que les petits labricants, installés á leur compte possédent une pré­paration proiessionnelle suü'isante, de mérne que des connaissances commerciales. Pour rehausser le niveau morál, il a élé prévu que le permis d'exercer l'industrie peut étre retiré aux personnes qui ne sont pas sűrs au point de vue morál. Panni les problémes earaetére économique, les dispositions importantes sont celles qui visent á éli­miner les oppositions d'intéréts entre les commercants et les fabricants, et á empécher l'avilissement déme­suré des prix. Dans le troisiéme groupe rentrent les preserip­tions qui servent á renforcer les syndicats d'industriels. La vie moderné exige la réorganisation de ces institu­tions afin re leur assurer des bases matérielles suffi­sant pour leur permettre de prospérer. C'est dans ce but qu'a été réorganisé le réseau des syndicats d'indu­striels et que l'on a assuré les conditions économiques préliminaires nécessaires au fonctionnement de ceux-ci. Au nombre des dispositions législatives il y a lieu de relever encore celle qui exige, au lieu des 4 classes primaires prévues jusqu'ici, 6 classes primaires comme préparation des apprentis. Cetté mérne disposition prévoit deux semaines de vacances pour les apprentis. Bien entendu, cetté énumération ne donne qu'un apercu sommaire de l'acticité d'une année du minis­tére de l'industrie et ne fait qu'esquisser les problémes importants que le ministére a déjá pu solutionner au cours d'une activité d'une année á peine, ou qu'il a déjá entrepris de mener á bonne fin. 148

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