Törvényhozók lapja, 1936 (5. évfolyam, 1-24. szám)

1936 / 13-14. szám - La Bibliothque du Parlament

í't la conférence de Vienne en 1922 la participation était universelle. La constitution de la Société des Nations et de la Cour permanente de La Haye exercérent une pro­fonde influence sur le programme de l'Union. Dans des formes plus libres, l'Union traita les questions ((iii constituent les problemes fondamentaux de la Soriété des Nations mérne: désarmement, zones dé­tnilitarisées, affaires des minoritás, rodification du droit des gens, questions des réparations et questions économiques et sociales d'ordre international. A cetté conférence l'Union donna aux nations vaincues l'occasion d'exprimer leur point de vue juridique. Le contact personell aux conférences de l'Union contri­bua dans une forte mesure á atténuer la méfiance qui, chose regrettable, divisait les nations. Par ses grandes traditions et surtoui par la bril­lanté activité de ses cxcellents présidents: A'bert Ap­ponyi, puis M. Albert Bcrzeviczy, le groupe interpar­lementaire hongrois. s'assura une forte position dans l'Union. A l'occasion du millénaire de la nation hon­groise l'Union tint a Budapest sa VIP conférence la quelle accepta le projet de M. Albert Berzeviczy relatif á la création du Tribunal Arbitral Permanent. A cetté conférence prit part aussi le délégué du ministére des affaires élrangéres russe pour se renseigner perso­nel'ement sur les délibéralions de cetté question qui intéréssait particuliérement le «tsar de la paix». C'est sur la motion du groupe hongrois que la conférence de 1913 décida la convocation de la froisiéme confé­rence de paix de La Haye. La conférence de l'Union ínterparlementaire réunie actuellement á Budapest examinera aussi des auestions fondamentales de la vie des nations, comme celles du tribunal arbitral mixte coniniercial. de la diminution du chömage et la ouestion du contröle parlementaire des finances d'Etat. Aprés la grave faillite des conférences du déssarmement et de ce'les de réconomie mondiale, de nos jours on ne met que peu d'espoir. pour le moment, dans la réussite des conférences internationales. En dépit de cela nous avons confiance que le contact perconnel de plus de 500 délégués contribuera á l'atténuation de la tension oui domine auiourd'hui incontestablement la situa­tion politique internationale. Dans ce ferme espoir je salue cordialement les Délégués parlementaires de trente-cinq Nations. La Biblíothéque du Parlament Au début de notre vie parlamentaire nos diétes ne consacraient que quelques seniaincs, plus tard quelques mois a la discussion des projets des lois que le législateurs étaient appelés á voter,- d'éventualité en éventualité, dans des conditions politiques, sociales, eulturelles et écono­miques d'une certaine primitivité. Les souverains s'adres­saient au corps législatif pour lui comimuniquer leurs désirs qu'ils voulaient fairé mettre légalemcnt en vigueur en tenant compte de la situation politique intérieure cl extérieure; d' autrcpart les États proposaient eux-mémes leurs aspirations pour qu'elles soient réalisées par voie légale. Nous voyons donc des poinfs de vue soit-disant gouvernementaux, mais n'étant, á proprenient parler, que d'ordre purement dvnastique, se heurter á la volonlc des Elats. Or, celle-ci ne s'levait que rarement á la hauteur d'un intérét national bien concu. Voici donc une lutte per­manente engagée entre ces deux élenients de la via natio­nale: la couronne et les classes qui comptaient alors dans la nation hongroise. Celui qui eniporta la victoire iinposa son empreinte sur 1' esprit des lois votées. En général, les débats parlamentaires tiraient leurs arguments au (Corpus juris mais trés souvent on entendil citer les elassiques latins, l'histoire universelle et l'histoire sainte. Toutes ces sources étaient bien familiéres aux législateurs et l'on ne púit s'étonner que dans une période caracterisée par des conditions publiques si peu dévelop­pées et par des diétes convoquées pour une si courte durée on pouvait aisément se passer d'une institution lelle que l'est la biblíothéque, bien qu'á partir du XVHI-e siécle les bibliothéques devinrent de moins en inoins rares dans les familles de la noblesse moyenne. Un chaniremenl radical s'accomplit dans la deuxiéme décade du XlX-e siécle, lors de la renaissance littéraire remontant a 1' annce 1772. Vint la réaction nationaliste dirigée contre le régime autocratique de Joseph II el Francois I-etr. Les profonds changements survenus dans l'Europe Occidenlale par suite des idées de la révolution francaise et s'exprimant dans les domaines politique, social et économique ne manquent pas leurs repercussions sur l'esprit national hongrois aussi. L'élite intellectuelle de notre nation est inspirée par un vif désir de réformes cl durant la diéte 1825 l'avidité de s'instruire fut si grandé (|ue les trois casinos créés par les partis politiques eurent sóin de senrocurer les ouvrat.'es intéressant leurs membres. En effet, durant toute cetté période de la réfonne (1825— 1848) ces casinos ot ces bibliothéques de casinos étaient les centres des mouvements politiques. Ce ne fut qu' aux temps de la session 1865—68 qu'on créa institutionnellement la biblíothéque du parleinent cl le budget 1866 déstine une dotation de 1.000 florins h «l'achat des codes, de publications parlamentaires, ainsi qu' aux travaux statistioues nécessaires.>> A partir de 1875 un subside mensuel de 500 florins esi réservé á l'agrandis­sement de la bibliolhéoue tout en Iimitant se subside mx mois. dans lesquels la Parlement sieseait. I.e premier bibliothécaire au incomba le choix des livres a aCheter, en tenant compte des tratiéres discutées dans la session. Panni les membres de ce comité nous rencontrons, surtoui dans les années précedant immédiatement l élTondrement, les membres du parlement qui s'étaient distinffués dans les domaines des sciences et des letlres Lp premier catalogue imprimé, paru en 1872, énumérc 326 oeuvres. renrésentés par 1229 volumes. La petité bibliothéque fut com"létce par les 20,000 volumes constituant le don de la biblíothéque Ghvczy et a oartir de l'an 1878. L'rAre au coutume des échant'es ven.mt de s'établir entre les différents narlements, clle prit un bel essor, de sorté que lorsqu' en été 1902, la Chambre des Députés et celle des Pairs. installées iusau' h ce temps dans la Sándor ucca, respectivemenl dans l'édifice du Musée National transferérenl leurs siége dans,le nouveau palais splendidc sur le hord du Danube la bibliothéque avail un élal de nl"s de 50 000 vo'nnies. Le dernier budget d'avant-guerre (1914 1915> fait fi»urer 16.000 couronnes or pour de nouveaux achats et 16.000 couronnes or |)our les réliures. C'était le budcet le plus élévé dans les annales de la bibliothéoue du parlement. Par contre en 1920 21 la bibliothéoue traversa sa plus triste année, lorsqu'elle ne trouva nue Cour. or 7776.01 a sa disoosition. une somme qui valait a neine 160 francs suisses. Ce fut sous ces Iristes anspices oue PAsse«»blée Nationale présidée par Gaston Gál vota I'article XX'1922 rendant obligatoire la remise d'un spécimen gratuít de chaque Iivre paraissant en Honsrie. ce oui permit d'affeccter la maieure partié de la dotation hndí'elaire a I'achat d' ouvraces étrangers. Depuls ce temns la biblíothéque, pour compléter son état, put se servir des cinqu moyens que voici: Spécimens obligatoires, achats, óchanges interparlamentaires des publications offi­121

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