Társadalomtudomány, 1934 (14. évfolyam, 1-4. szám)
1934 / 1-2. szám - Albrecht Ferenc dr.: Forrástanulmányok gróf Tisza István román nemzetiségi politikájához. Lugos (Husvét és Hoffer), 1933. III l. [könyvismertetés]
148 LE LIBÉRALISME ET L'ÉTATISME fession, éliminant les excés de la liberté économique et conservant, — toujours en harmonie avec l'áme populaire, — l'entreprise individuelle. JULES NEUBAUER: Libéraux et interventionistes s'accusent réciproquement des maux qui nous tourmentent. Le manque de fair play dans la concurrence libre est un vice du libéralisme, l'étatisme par contre engendre le bureaucratisme et le protectionisme, rendant la situation pire encore. L'ordre libéral est impuissant á se reformer lui-méme, mais la purification de l'esprit public peut réparer bien des choses. Pas d'étatisme ! Borner l'intervention au strict nécessaire. Le probléme de l'intervention n'est pas quantitatif mais qualitatif. EMÉRIC NÉMETHY : Le libéralisme ne sut jamais s'élever á la conception de l'ensemble national vivant dans sa continuité historique, négligea le point de vue qualitatif et exagéra les valeurs numériques. L'intervention offre peu de chances de succés et les charges publiques interdisent l'extension indéfinie des fonctions publiques. La nation dóit se connaitre avant tout (Éducation). L'intervention se bornera á écarter les troubles d'équilibre. LADISLAS NOSZLOPI: Le libéralisme est á deux faces. II y a un sain libéralisme positif, dispensateur de liberté, d'autodétermination, de dignité, de conscience, et libérateur d'énergies. Ayant compris l'inévitabilité des guerres, la belle confiance en soi des hommes s'est effondrée et c'est l'autre aspect du libéralisme qui prit le dessus : l'envie, la concurrence anarchique et déloyale, une sensibilité pervertie et un sourd égoi'sme, symptőme de décroissance des forces vitales. Ce libéralisme destructeur (négatif) a horreur d'une vue philosophique positive du monde (Weltbild) et manque d'un esprit du siécle. La vie économique est amorale. Un juste milieu entre l'antilibéralisme et l'extréme liberté pernicieuse serait réalisable sous le contröle de la morale. Tel pourrait étre une société libérale chrétienne fondée sur les états professionnels. NICOLAS OSZTROLUCZKY : Le libéralisme dans sa phase actuelle arréte le mouvement ascendant des classes et condamne les foules á l'irrévocable stagnation prolétarienne. L'étatisme s'impose, mais les excés de centralisation et de bureaucratisme sont á éviter. Les dictatures ne peuvent étre constantes. Un mieux radical ne peut étre espéré que des réformes économiques.