ARHIVSKI VJESNIK 3. (ZAGREB, 1960.)

Strana - 351

Résumé LA SEIGNEURIE DE SISAK PENDANT LA I-ère MOITIÉ DU XIX SIÈCLE La seigneurie a été fondée vers 1200. Son premier propriétaire fut le Chapitre cathedral de Zagreb. Le centre de la seigneurie fut tout d'abord le fort de Sisak, con­struit de 1544—1550 pour servir de défense contre les Turcs; plus tard ce rôle fut tenu par la citadelle de Selo près de Sisak. Le territoire de la seigneurie comprenait 15 vil­lages: Sisak (qui devint une bourgade de commerce en 1838), Galdovo, Kaptolsko, Bok, Tišina Kaptolska, Strelečko, Odra, Pračno, Žabno, Stupno, Selo près de Sisak, Jaz­venik, Greda, Petrovci, Drencina, Vurot. Pendant la 1ère moitié du XIX e siècle ce territoire comptait une population de 3300 personnes qui s'éleva plus tard à 4000 habitants. Les dépendants cultivaient les 273 terroirs des terrains urbains tandis que les roturiers affranchis cultivaient 47 terroirs, ce qui faisait un total avec les nobles et les bourgeois d'environ 8000 arpents (l'arpent ayant alors 1200 stères). Le sol était souvent endommagé par les inondations des rivières Sava, Kupa et Odra. Les dépendants devaient donner à la seigneurie la taille ditte »urbaine« le cens de maison (census domalis) 1 con et deux poulets par terroir, le cinquième de la taille sur les lointains transports (longae vecturae) par terroir, 92 journaliers par terroir pour la corvée (rabotta) et il assumaient la coupe des forêts de la seigneurie (environ une stère par terroir), la dime due à l'Eglise en blé, seigle, orge, avoine, millet, sarrasin, sorgho (sorgium) et maïs, en vin, lin, cochon, miel, lambic d'eau de vie et foin. Les roturiers régionaux donnaient par terroir 60 fois une sentinelle ou un facteur. Les bourgeois de Sisak payaient un cens de 4 forints par an, ils payaient également le census terragialis s'ils étaient possesseurs de terre. En dehors des tailles mantionnés la seigneurie percevait la 1ère moitié du XIX e siècle diverses redevances: les grands impots royaux (sur 3 bacs, 1 pont, 2 boucheries, 15 auberges et 18 moulins sur les rivières Sava, Kupa et Odra; et le taux du marché à Sisak et Selo); les petits impots royaux (sur 50 pêcheurs — la pêche aux évrevisses et aux sangsues) les impôts sur les guérets, sur les pairies er les chantiers. La seigneurie possédait des terres alodiales: environ 700 arpents de labour, 800 pairies, 20 arpents de vignobles, vergers et potagers, 2100 arpents de pâturages et 3400 arpents de forêts. Il y avait dans ses caves près de 70 tonneaux avec une capacité de 1600 seaux. On élevait dans ses étables de 50 à 70 têtes de bétail en général de race bovine pour le lait et l'attelage. La seigneurie avait dans la première moitié du XIX siècle en moyenne un revenu annuel en nature de 2500 journaliers, 400 buisseaux de froment, 80 buisseaux de seigle, 200 buisseaux d'orge, 200 buisseaux d'avoine, 300 buisseaux de millet, 80 buiseaux de sarrasin, 4000 buiseaux de maïs, 500 seaux de vin, 50 seaux d'eau de vie, 100 cochons et 200 livres de miel. Les revenus nets en argent rapportaient de 10000 à 15000 forints par an. Cet argent était envoyé à la caisse centrale du Chapitre de Zagreb, et devait servir en premier lieu pour Paméliration de la seigneurie de Sisak. La seigneurie possédait également deux bateaux pour ses besoins commerciaux. Ils effectuaient le transfert de diverses céréales de la seigneurie capitulaire de Dodoch (Banat) jusqu'à Sisak par les rivières Tisa, Dunav, Sava et Kupa. Des marchands de Zagreb, Ljubljana et d'Italie même achetaient ces céréales à Sisak. Chapitre comme propriétaire de la seigneurie (Dominus terrestris) déclara Sisak bourgade de commerce (oppidum) en 1838, il reçut ainsi une autonomie limitée, continuant à dépendre d'un seigneur féodal. Sisak ne devint ville libre qu'en 1874. — 351 —

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