Budapest, 1947. (3. évfolyam)

12. szám - PETŐFI SÁNDOR: Szilveszter éje 1847-ben (Vers)

Beaux-Arts ä Budapest vient de donner une preuve nouvelle de son désir de renou­vellement et de sa vitalité, en exposant pour quelques semaines ses belles collecti­ons franQaises du XIXé et du XXé siécles. L'aménagement des deux salles franQai­ses, bien que toujours provisoire, est déja beaucoup plus heureux que celui de la sombre petite salle latérale qui avait abrité pendant des années le premier noyau de notre fonds franQais moderne. Grace au legs de Paul Majovszky, collec­tionneur averti et heureux, et grace aux dons de quelques amateurs d'art, notre Musée posséde aujurd'hui une centaine d'aquarelles et de dessins franQais moder­nes qui completent assez heureusement ses tableaux du premier fonds. Peu de musées en Europe peuvent s'enorgneillir comme le nötre de sept oeuvres marquan­tes de Delacroix, de cinq signées par Gau­guin, de quatre Corot, de trois Manet, de huit Renoir, de deux Courbet, de cinq Cézanne, de plusieurs Millet, pour ne parier que des noms et des acquisitions les plus célébres . . Pour le visiteur hon­grois, cette exposition est doublement remarquable. D'abord, loin de Paris, il peut étudier et admirer ici, grace u des chefs-d'oeuvre authentiques, la courbe splendide d'une évolution qui va de Dela­croix et des romantiques, ä travers Cour­bet et ceux de Barbizon, ä travers les grands impressionnistes jusqu'ä Cézanne et au delä. Parmi les oeuvres de Dela­croix, le Cheval effrayé par l'éclair a déja fait le voyage de Paris lors de la grande exposition Delatfroix; le Portrait de Femme de Corot est un chef d'oeuvre non seulement du maítre, mais aussi de ce grand art du portrait qui reste l'une des gloires les plus solides de la peinture franchise ; la Nature Morte de Gauguin avec l'artiste qui regarde ses pommes, l'admirable Buffet de Cézanne avec ses verts et ses blancs si profonds, l'adorable simplicité de Puvis de Chavannes dans sa blonde Madeleine assise sur un roeher, une ravissante Jeune Fille de Renoir, la fiére Femme ä l'éventail de Manet, et deux marines importantes de Monet sont autant de messagers de l'art franQais cnez nous en mérne temps que des lemons d'art vivantes, des témoignages fulgurants du génié créateur franQais. Et que de merveilles parmi les dessins! L'Archiméde de Daumier est aussi plein d'idées que d'émotion9, le Bon Samaritain de Forain respire la douceur de l'Evangile, les figures et les scénes de Renoir sont d'une fraicleur, d'une légereté de souffle, les Manet, les Millet, les Pissarro sont pleins de cette »contemporanéité« qui, aux yeux de Manet et de Baudelaire, est le signe décisif de l'art vivant. L'art franQais étale dans ces deux salles toutes ses séductions et toutes ses profondeurs, son sens de la vie et de la composition, son amour de l'ordre, des nuances, de la mesure dans ses tentatives les plus libres. D'autre part, en dehors de leur charme intrinséque, ces meines oeuvres évoquent pour les amateurs d'art hongrois des rapports trés suggestifs et des souvenirs précieux coneernant nos peintres hon­grois, descendants plus on moins directs des maitres franQais. Bastien-Lepage nous rappelle toute notre école »naturaliste« de Nagybánya ; les maítres de Barbizon nous font songer ä notre eher et grand Ladislas Paál, peintre hongrois ä Bar­bizon ; Carriére et Maurice Denis sont les premiers initiateurs franQais de notre Rippl-Rónai, le plus »franQais« des peintres hongrois, ami de Maillol et de Vuillard ; enfin, le soleil cézannien éclaire nos peintres les plus hardis, les plus donés et les plus originaux. Car l'art franQais n'asservit personne : il libére, il inspire, il féconde — et parmi les grandes leQons qui se dégagent de cette exposition mémorable, celle-ci est peut-étre la plus probante, le plus facile ä contröler sur tout notre art contemporain . . . Albert Gyergyai BUDAPEST Szerkesztőség és kiadóhivatal: IV. kerület, Központi Városháza, II. emelet 244 szám. Távbeszélőszám: 189—850 (398 mellékállomás) Hivatalos órák: délelőtt 11—2-ig Kéziratokat nem adunk vissza. * Hirdetéseket korlátolt számban veszünk fel. * Folyószámla a Községi Takarékpénztár Rt. főintézeténél, V. kerület, Dorottya-utca 4. szám A folyóiratunkban megjelent cikkekre, versekre és képekre vonatkozóan minden jogot fenntartunk Kiadja a Budapest Székesfővárosi Irodalmi és Művészeti Intézet A nyomdai munkálatokat a Székesfővárosi Házinyomda végezte Mihalik Gusztáv vezetésével A nyomódúcokat Kur cz és Lajta cinkográfiai műintézete készítette A hirdetések ólommetszeteit Sütő László véste Az orosz fordítás Kintzigné Afanassenko Tatjána, az angol dr Szigethy Pál, a francia Mme Mazet munkája BUDAPEST SZÉKESFŐVÁROS HÁZINYOMDÁJA — 100641 — FELELŐS VEZETŐ: DR MIHALIK GUSZTÁV IGAZGATÓ

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