Budapest, 1946. (2. évfolyam)

11. szám - BENEDEK ANDRÁS: Színházi esték

seulpte les porails nord et sud, avec des ornements gothiques cannelés dont il reste quelques fragments splendides. La Renaissance у est représentée surtout par deux tabernacles restés intacts et achevés en 1507, de plus par les fragments en marbre rouge de l'ancien maitre-autel. La conquéte turque paralyse d'une part la vie publique de tout le pays et détruit de l'autre presque completement l'église paroissiale de Pest. A la délivrance du pays (en 1686), l'église n'est qu'une seule ruine. La reconstruction va se faire a l'époque et selon le style baroques qui, étant donné la situation économique et artistique du pays, n'ajoutent que quelques détails insignifiants au corps de l'ancien édifice. Tout en gardant les murs antiques et le sanctuaire gothique, on cintre de nouveau la nef et l'on donne deux tours a la faqade. Mais tout cela n'est qu' oeuvre de macjons et l'on peut encore nommer ä l'intérieur l'autel du Calvaire de 1762, ouvrage d'un sculpteur doué. Nous retrouvons tous les efforts de style du XIXе siecle dans notre église : ainsi le monument funéraire de Kultsár, oeuvre d'Etienne Ferenczy (1832), de style néo-classique; la chaire, de style néo-gothique (1808); les vitraux, d'ail­leurs détruits pendant le siege de Budapest, de style néoromantique etc. Les travaux de reconstruction et de restauration récents, commencés en 1930, ont libéré notre église des apports de l'époque baroque et de ceux du XIXе siecle pour mieux faire reluire sa splendeur originale de jadis. Grace aux fouilles exécutées sous l'église. on a pu fixer les détails des anciens plans roman et gothique. II appartient ä la Ville de Budapest, pat­ronne de l'église paroissiale, de continuer cette oeuvre de restauration par la transformation de la nef et de la facade, assez insignifiantes toutes les deux du point de vue artistique. II est probable qu'on va garder tel quel l'ensemble de l'église, tout comme au début du XXе siecle, lorsque, par suite de la construction du Pont Elisabeth (aujourd hui détruit) on aurait voulu enlever l'église pour avoir plus d'espace libre ä la téte du pont nouveau. De toute fagon. il est manifeste que notre église paroissiale est l'un des plus vénérables monuments de Budapest qui, au cours d'une restauration nouvelle, pourra livrer plus d'un secret de son long et brillant passé . . . László Pálinkás PESTALOZZI ET LE »JARDIN D'ANGES« A BUDE Le monde, délivré de la guerre, remémore cette année-ci l'oeuvre et la personnalité d'Henri Pestalozzi, ä l'oc­casion du deuxieme centenaire de sa naissance. Cet enfant né dans une petite rue de Zurich, sous le toit sans soleil d'une vieille maison au Hirschengraben, appartient anjourd' hui ä la culture uni­verselle. Ce qui nous attire surtout vers lui, ce sont ses rapports avec la Hongrie, rapports précisés dans leurs moindres détails, grace aux travaux zélés des cher­cheurs ; il ne nous reste qu' ä feuilleter dans certains livres é^rits sur ce sujet et d'en tirer les données nécessaires ä notre article. La messagere en Hongrie de Pestalozzi fut cette mérne Comtesse Thérese de Brunsvick que certains biographes de Beethoven considerent comme 1' »Immor­telle Bien-Aimée« du musicien. C'est ä l'áge de 33 ans, qu'elle fit la connaissance de Pestalozzi en Suisse; eile avait vingt ans ä l'époque ou eile connut Beethoven. La comtesse élevée avec mille soins était une enfant de son siecle : eile aurait voulu étudier tous les arts et toutes les sciences, le piano avec Beethoven, la littérature (eile faisait des vers) et mémes les sciences naturelles (eile collectionnait des plantes et des minéraux) D'aprés ses biographes (Mari­anne Czeke et Margit Révész) eile penche en général vers une espece de romantisme sentimental : »eile se croit la pretresse de la liberté, s'adonne ä des idées abstraites et Piaton est son idéal«. La part »immor­telle« de sa vie est cependant une oeuvre pratique : c'est eile qui créa ä Bude la premiere »maternelle« hongroise. C'est notre Académie des Sciences qui garde le journal manuscrit de Thérese Brunswick (Un demi-sieele de ma vie­traduit de 1'allemand par Béla Petrich) Ce journal éclaire les rapports de la comtesse avec le grand éducateur suisse. Leur amitié commence bien avant la création de la »maternelle« de Bude, puisque au cours d'un voyage en Suisse, la comtesse avait d'abord passé plusieurs semaines chez Pestalozzi, tout en restant avec lui en correspondance suivie apres son départ et ce bon ange de l'éduca­tion des enfants en Hongrie n'a jamais cessé depuis de suivre l'exemple dans notre pays de son grand ami helvétique. Sándor Lestyán BUDAPEST A SZÉKESFŐVÁROS TÖRTÉNETI, MŰVÉSZETI ÉS TÁRSADALMI KÉPES FOLYÓIRATA Szerkesztőség: IV., Somogyi Béla-út 20. Távbeszélő: 189—482 Szerkesztőségi órák: délután 3 —6-ig Kiadóhivatal: IV., Központi városháza, II. emelet 244. sz. Távbeszélő: 189—850 (398. mellékállomás) Hivatalos órák: d. e. 11-től 2-ig Kéziratokat nem adunk vissza. Hirdetéseket korlátolt számban veszünk fel. Folyószámla a Községi Takarék­pénztár Rt. főintézeténél, V., Dorottya-utca 4. 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