Szilágyi András (szerk.): Ars Decorativa 16. (Budapest, 1997)

PANDUR Ildikó: Alexandre Charpentier művei és a budapesti Iparművészeti Múzeum

ILDIKÓ PANDÚR LES OEUVRES D'ALEXANDRE CHARPENTIER ET LE MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE BUDAPEST C'est par trois reprises, en 1898, 1899 et 1900 que le Musée des Arts Décoratifs de Budapest (MADB) a fait acquisition d'oeuvres exécutées par Alexandre Charpentier, con­sidéré au tournant du siècle comme un artiste français parmi les plus importants. L'une des préoccupations principales du directeur du musée Jenő Radisics, en fonction entre 1896 et 1917, était de «pourvoir le musée d'ex­emples adéquats des arts et métiers existant déjà, ou en pleinevoie de développement en Hongrie... C'est pour cette raison que j'ai acheté les médailles et les plaquettes qui serviront peut-être, le moment voulu, d'in­spiration à nos sculpteurs qui, à côté de leur travail sur des oeuvres monumentales, ou justement à défaut d'une telle tâche, pour­raient se tourner vers ce nouveau domaine, ce qui aurait pour résultat l'élévation du niveau de l'art décoratif grâce à la puissance de leur créativité.» 1 Bien que la plupart des oeuvres de Charpentier achetées par le musée sont des plaquettes, nous espérons réussir à pré­senter les caractéristiques principales des tra­vaux de cet artiste polyvalent. (Fig. 1) Suite à la politique artistique appliquée dans l'entre-deux-guerres et en vertu de la loi de 1934 sur les musées, le Musée des Arts Décoratifs fut subordonné au Musée National rebaptisé Musée d'Histoire 2 , ce qui marqua le début d'une migration d'objets d'art faisant partie des collections du Musée des Arts Décoratifs désormais privé de sa liberté de mouvement vers celles de l'institution fraîchement déclarée son supérieur. Le résul­tat de ces échanges répétés fut une diminu­tion sensible du volume de la collection de médailles et plaquettes du Musée des Arts Décoratifs 3 . La direction dans laquelle la migration des objets d'art fut effectuée, ainsi que le choix de la localisation de la collection de pla­quettes indiquent clairement d'une part la politique culturelle appliquée entre les deux guerres, et, d'autre part, le changement de direction survenu dans la théorie de l'histoire de l'art depuis le tournant du siècle, chan­gement résultant principalement de la nou­velle conception générique développée à la même époque. Le domaine des médailles et plaquettes, limitrophe entre les beaux-arts et les arts décoratifs, se rattachait de façon plus marquée à ces derniers durant la période du début du siècle. Le Livre des Arts Décoratifs, un ouvrage en trois tomes présentant l'his­toire de l'art domaine par domaine, consacre un chapitre important à la numismatique dès le premier volume, paru en 1902 4 . Médailles et plaquettes - entre autres les oeuvres de Charpentier - figurent à l'exposition inter­nationale d'art décoratif organisée à Turin en 1902. La formation de graveur médailliste était dispensée en Hongrie à l'Ecole Natio­nale des Arts Décoratifs dans la classe de sculpture décorative. Selon l'historique réa­lisé à l'occasion des 30 ans de l'institution «une bonne partie des graveurs médaillistes formés dans cette classe ont rejoint les beaux­arts. Les arts décoratifs ont depuis toujours servi de serre chaude aux beaux-arts... Il n'existe d'ailleurs pas, dans tout le pays, d'institution autre que l'Ecole des Arts Déco-

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