Imre Jakabffy (szerk.): Ars Decorativa 1. (Budapest, 1973)

VADÁSZI, Erzsébet: Peignes du gothique tardif dans notre collection

de peigner justement une licorne, symbole de la virginité et de l'innocence d'après l'icono­graphie chrétienne 1 ' 1 (fig. 1). Sur une des miniatures du livre du XV eme siècle de la Biblio­thèque de l'Arsenal, Trésors des Histoires, Sémiramis, assise sur une chaise de forme ,,sella curulis", entre deux de ses dames d'honneur, reçoit une estafette, tout en se peignant 1 ' 1 (fig- 2). Les peignes gothiques qui figurent sur les dessins, tapisseries, fresque et miniature que nous venons de citer, sont carrés ou rectangulaires, garnis de deux rangs de dents, fines ou grosses à l'usage quotidien. Jusqu'au XIV eme siècle, les peignes sont des objets de toilette: des broches pour faire les raies des cheveux, des grattoires, toute une série de miroirs les accompagnaient et le peigne, en somme n'était qu'une partie de la trousse de toilette. Les grattoirs et les broches servaient à faire des raies des cheveux et prouvent en môme temps pourquoi, jusqu'au XIV eme siècle les démêloirs étaient si rares ou pres­que inconnus. La matière des peignes des XV ème et XVI eme siècles étaient en ivoire ou en bois. Nous en sommes informés par les objets qui nous sont restés et d'autre part par la poésie de Corrozet, intitulée ,,Blasons domestiques" écrite en 1539: „A grosses et menues dentz Lesquelles peignes devez vous croire Sont d'ébène ou de blanc d'yvoire". En ce qui concerne les peignes d'ivoire blanc deux côtés des rangs de dents ont été ornés. D'après les scènes présentées ici, Raymond Koechlin fait une différence entre les peignes à sujets séculiers et ecclésiastiques; des premiers nous en trouvons au musée Vic­toria and Albert de Londres et des seconds au Louvre et à Cluny, ainsi qu'au Kaiser Fried­rich Museum de Berlin. P. Winter, dans son oeuvre sur les peignes, à côté de la collection de peignes richement sculptés en ivoire, mentionne un peigne merveilleux, en bois sculpté qu'on peut trouver dans le Royal Scottish Museum d'Edinbourg (fig. 3). A propos de ce peigne, il souligne: „les peignes de bois de ce genre semblent être très rares dans les collec­tions d'art. J'en ai seulement vu de semblables au Musée de Cluny à Paris". 1 ' Au Musée des Arts Décoratifs de Budapest nous conservons cinq peignes de buis, gothiques. Tous les cinq sont sculptés dans du buis, ils sont de forme rectangulaire, à dents rares, déméloires.On trouve entre les deux rangées une coulisse, au dos, qui servait (l'une manque) si on les ouvrait, de petits récipients pour les fards. En regardant ces récipients, nous devons citer la descriptions de Huizinga sur la dame assise devant la balustrade, des dames de Venise assises sur des chaises, le chapeau fait pour la préserver du soleil, mais que la partie retroussée du chapeau laissait au soleil, les mèches ressorties, leur donner le „coup de soleil". Nous voyons souvent justement le peigne des trous desquels elle sort la pommade qui sert à la décolorer. Les peignes munis d'une targette sont plus anciens, plus tard les fonctions de garde-fard dans la partie à dents rares et dense cessent et cette partie n'est recouverte que d'un motif grillagé. Le peigne le plus ancien que nous avons est une paire d'Edinbourg 15 (fig. 4 a —b). La façon de la sculpture, la division en champs, sont analogues et sur cette base, nous pouvons facilement penser à ce qu'ils ont été fabriqués dans un même atelier. Dans le champ intérieur divisé en deux par une ligne horizontale ondulée, ornée d'un cercle qui s'entre­lecent à trois reprises, entre une étoile ajourée au milieu et des deux côtés, ce n'est que l'écriteau qui est différent: nous pouvons lire: Prenez plaisir. Les peignes d'Edinbourg 64

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