Vízügyi Közlemények, 1956 (38. évfolyam)

2. füzet - VII. Kisebb közlemények

(29) ÉTUDE DE LA QUALITÉ DES EAUX DE SURFACE EMPLOYÉES DANS LE SYSTÈME D'IRRIGATION DE TISZALÖK Par S. Arany, docteur ès sciences agronomiques (Figures et tableaux pp. 197—214 du texte hongrois) 626.810 : 631.41 : 54 Sur les terrains appartenant au système d'irrigation de Tiszalök quelque 76.000 ha n'ont qu'une mince couche de terre végétale, dont les 3/ t sont sodiques. En vue d'assurer la sécurité de la production et son accroissement il est nécessaire de pour­voir à l'irrigation de ces terrains. Il résulte du rapport réciproque existant entre le sol et l'eau que l'eau venant en contact avec le sol agit sur les granules de celui-ci comme agent dissolvant et destructeur. Les sols à structure granulaire dont le calcium est le principal cation échangeable du ciment (que nous pouvons considérer identique avec le complexe argileux-humique) résistent à cet effet produit par l'eau. Par contre les granules des terres alcalines à ciment sodique, à faible pouvoir de former des agrégats stables, se délitent sous l'influence de l'eau. L'eau demeurant en contact avec le sol durant un temps prolongé reflète, par suite de l'équilibre de solution se produisant, exactement les qualités de ce dernier. Ceci signifie que les eaux de surface des terrains non sodiques ne deviennent pas sodiques, tandis que les eaux stagnantes des terres sodiques le deviennent. Dans certaines conditions on peut se servir des eaux sodiques pour l'irrigation tant qu'elles prélèvent du sol des ions sodium pendant qu'elles lui fournissent des ions calcium. On ne peut donc exclure de l'irrigation d'une manière générale les eaux sodiques, mais il n'est pas admissible d'y avoir recours sans examen du sol et de l'eau. Le résidu fixe de l'eau employée dans le système d'irrigation de Tiszalök doit être dans tous les cas inférieur à 500 mg et l'eau ne doit présenter aucune alcalinité en présence de la phénolphtaléine. Selon nos observations la connaissance de la partie anionique des sels dissous dans l'eau est aussi importante. L'on peut considérer comme approximativement équivalents les anions exprimés en milligrammes par litre : 0,01 C0 3 : 0,1 Cl : 0,5 S0 4 Mais ce rapport peut varier et nécessite des recherches ultérieures. On peut constater à l'aide des tableaux communiqués que les eaux de surface du système d'irrigation sont généralement sodiques et contiennent de la magnésie. Leur emploi devient possible si l'on augmente la. concentration en ions calcium de l'eau n'ayant qu'un faible résidu fixe. Le composé caleique à employer peut être calculé à partir de la valeur de l'équivalent sodique (s). Nous obtenons celui-ci en •déduisant de l'alcalinité (L) la valeur des équivalents calcium + magnésium (S x) : s = L — Si Par ex. si le résidu fixe de l'eau à amender est de 300 mg/1, son alcalinité de 13,6 et la valeur des équivalents calcium + magnésium de 8,8, la valeur de l'équivalent •sodique sera de 4,8. En multipliant celle-ci par 86,1, valeur d'équivalent du gypse (CaS0 4 4- 2H 20) la quantité de gypse nécessaire à l'amendement de l'eau sera dans l'exemple donné : 86,1 • 4,8 = 413,28 mg/1. Cette méthode de l'amendement de l'eau a fait ses preuves dans la pratique, en 1954 on l'a employée avec succès sur 330 hectares. Des observations ultérieures :sont encore nécessaires en rapport avec l'amendement des eaux de surface.

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