Vízügyi Közlemények, 1948 (30. évfolyam)
2. szám - VII. Szakirodalom
(43) occasionnées par cette rivière, on procéda, au milieu du XIX e siècle, à sa régularisation. Les travaux de régularisation (consistant en redressement du lit) exécutés en vue d'accélérer l'écoulement des crues, ont raccourci, moyennant 112 coupures, la longueur du parcours de plaine de la rivière (1213 km) de 453 km (37%), de sorte qu'elle fut ramenée à 760 km. Ensuite, ayant procédé à des travaux de défense contre les inondations, on a réalisé des endiguements de la plus grande envergure en Europe, lesquels, de ce fait, méritent, en rélation mondiale, une attention toute spéciale (2,470.000 hectares de terrains endigués, 3950 km de digues insubmersibles, 18.000 km de canaux de dessèchement, 104 stations de pompages de 184 m 3/sec de capacité). Ces travaux magistraux que l'on désigne généralement sous le nom ,,la régularisation de la Tisza", n'englobent pas, cependant, la régularisation proprement dite du lit, soit la consolidation des berges, et l'amélioration de la voie navigable. Avant l'exécution des travaux de régularisation de la Tisza, les bateaux ont circulé sur tout le secteur de plaine de la rivière. A l'heure actuelle, il n'y a une navigation régulière que sur le tronçon situant en aval de Szolnok. C'est sur ce secteur que la régularisation s'imposa premièrement. Avant la régularisation le minimum connu des plus basses eaux a été enregistré en 1841, de sorte que c'est ce niveau qui fut adopté pour le „zéro" des échelles limnimétriques de la Tisza. Le minimum des plus basses eaux de la Tisza observé au cours des années précédant la régularisation à basses eaux s'est présenté en 1904, année exceptionnellement sèche. Les hauteurs des plus basses eaux enregistrées jusqu'à 1904 figurent dans le Tableau I. Le tableau fait ressortir qu'en raison des nombreuses coupures, le niveau de l'étiage, par rapport à son niveau antérieur à la régularisation, a baissé sensiblement. Cette baisse du niveau de l'étiage allant parfois jusqu'à 3 mètres provient, surtout, de l'érosion du lit, mais elle doit être attribuée aussi à l'augmentation de la pente et à l'élargissement du lit ainsi qu'à la diminution du débit d'étiage, conséquence d'un régime d'eau plus violent. L'auteur, en se basant sur les hauteurs d'eau de 30 années enregistrées à l'échelle de Szolnok, soumet à un examen les conditions de profondeur existant dans les seuils non régularisés. Si la hauteur d'eau de Szolnok baisse à —30 —60 —110 cm Le minimum de profondeur dans les seuils en aval de Szolnok est de 18 à 19 16 12 dm Et entre Szolnok et Tiszafüred de 16 12 9 dm le minimum absolu étant même en aval de Szolnok, de 10 à 11 dm. La navigation sur la Tisza, avec des bateaux y usités et sur des longs parcours, n'est économique en général que jusqu'à ce que la profondeur dépasse 16 dm. Le Tableau II comportant des données relatives à la durée des niveaux démontre le régime capricieux de la Tisza tout en motivant la nécessité — dans le passé, aussi bien qu'à présent — d'une régularisation à basses eaux. La fréquence et la durée des diverses basses eaux sont les suivantes: Hauteur d'eau à l'échelle de Szolnok cm Durée en jours dans l'année la plus défavorable du niveau d'eau inférieur à la hauteur donnée Nombre des années dans lesquelles le niveau était inférieur à la hauteur d'eau donnée pendant 0 30 «0 90 jours au cours de la période examinée de 30 ans - 30 - 60 -110 —140 -170 164 121 67 35 14 3 24 16 4 20 12 13 7 3 20 2 0 29 0 0 9 5 0 0 0