Vízügyi Közlemények, 1932 (14. évfolyam)
2. füzet - XII. Kisebb közlemények
36 d'un rendement total de 120 m 3/sec refoulent les eaux dans la Tisza, Lors de la déclaration de guerre l'établissement des projets se rapportant à l'emmagasinement des eaux dans les montagnes était en cours ; les réservoirs qu'on se proposait de construire étaient destinés à régulariser les hautes eaux. A l'heure actuelle il n'y a au total que 45,000 hectares qui ne sont pas défendus par des digues et cela principalement dans les endroits, où les intéressés, du fait du rétrécissement de la vallée auraient à supporter des dépenses relativement très importantes. Un tel territoire dénommé le champs d'inondation ele Borsod de 30,000 hectares existe en aval de l'embouchure de la rivière Sajó sur la rive droite, territoire inondé par les plus hautes eaux tous les 10—15 ans. On peut se faire une idée de la situation qui se présentait il y a 100 ans chaque année pendant 2 ou 3 mois dans la vallée de la Tisza en examinant (fig. 13) la photographie aérienne prise au printemps 1932. Maintenant, l'endiguement est également en cours sur ce territoire. Pour perfectionner l'aménagement des eaux, il reste encore à parfaire l'établissement du réseau des canaux d'écoulement des eaux riveraines et des eaux d'irrigation. Le premier approche de son achèvement, tandis qu'au point de vue de l'irrigation les progrès sont lents, car le climat, à vrai dire, ne contraint pas à arroser et la réalisation nécessiterait de très grands investissements et par suite du morcellement du bassin de la Tisza le problème de l'emmagasinement des eaux est devenu très difficile. Par ailleurs, sans emmagasinement, le débit de la Tisza en été est très faible. Le tableau XIII montre comment le niveau des crues augmente graduellement, ce qui provient de ce que les digues de protection ayant été trop faibles et trop basses, jusqu'en 1895 les hautes eaux ne se sont pas écoulées entre les digues en question, mais les ayant rompues, elles se sont répandues. Par suite de l'endiguement des champs d'inondation, l'exhaussement du niveau est en cours actuellement aussi. Les données du tableau XIV se rapportant à la durée des hauteurs d'eau témoignent que les niveaux des crues, abstraction faite des exceptions locales, baissent ou bien encore le retour des hautes eaux est plus rare. La figure 14 prouve par ailleurs qu'entre 1890 et 1930 l'envasement du lit majeur n'a pas été d'une importance telle qu'il puisse provoquer une élévation du niveau des crues. C) Lit de la Tisza et sa régularisation. La Tisza comme voie navigable. La figure 15 et le tableau qui s'y rapporte présentent le schéma de la formation du lit du fleuve, tandis que les figures 16 et 17 donnent quelques exemples caractéristiques des méandres de la Tisza, Les coupures, suivant le principe de régularisation d'alors, consistaient en alignements, ce qui amena de nouvelles déformations du lit. Les coupures se sont élargies, mais elles ne se sont pas approfondies proportionnellement ; c'est ainsi que la régularisation à basses eaux s'est imposée. Déjà avant la grande guerre, on a procédé à la canalisation des affluents et on a commencé à dresser les projets du canal Danube-Tisza. Malheureusement, après la guerre la mutilation du pays arrêta les travaux, seule la régularisation des passages difficiles est en cours, travaux qui consistent à exécuter des fascinages servant à faciliter l'envasement (fig. 18—20). Pour ces travaux on utilise très peu la pierre. Les résultats de l'aménagement des passages difficiles ressortent des données du tableau XVIII (rubriques : hauteur d'eau à Szolnok, durée moyenne en jours au cours de 25 années et au cours des deux années sèches, mouillage en decimètres en aval et en amont de Szolnok avant et après la régularisation).