The Hungarian Student, 1958 (3. évfolyam, 1-2. szám)

1958-10-01 / 1. szám

et aux annotations dont la précision, les connaissances approfondies dont elles témoignent et le style sérieux, répondent aux exigences d’un essai littéraire. Nous devons encore mentionner l’excellent travail des traducteurs István Deák, Sándor Harsányi et Agnes Dobos, et peut-être que nous aurions dû commencer par eux. Le recueil nous permet d’es­pérer que la légende de l’exotisme de la littérature européenne occi­dentale, de la littérature d’au-delà du rideau de fer, disparaîtra un jour pour ne le demeurer que sous un seul aspect. Car qu’est-ce, si ce n’est de l’exotisme, si, malgré leur pauvreté, malgré la puis­sance menaçante de l’Etat totalitaire, les auteurs et leur œuvre et même la plupart des personnages qu’ils décrivent, ne se trouvent pas sur le chemin de la déshumanisation, mais sur celui de la ré­humanisation ? Problèmes actuels Les trois gouvernements Scandinaves ont invité Kroutchev à leur rendre une visite amicale dans le courant de l’été. Cette invitation a provoqué de vifs commentaires dans les journaux. L’«Aftonpost» s’exprime notamment comme suit: «Avons-nous peut-être déjà ou­blié la Hongrie? Le souvenir des morts s’est-il peut-être déjà estom­pé dans la mémoire du premier ministre? Il faut que tout le monde sache que le peuple norvégien ne veut pas voir Krouchtchev !» Le «Morgenblade» écrit ceci: «Il est possible que le gouverne­ment invite Krouchtchev. Mais il serait préférable de demander au­paravant l’avis de la population. Or la réponse serait nette: tous les peubles ont horreur de ces mains encore rouges de sang !» M. Borisov, fonctionnaire supérieur à l’ambassade soviétique en Suède, a présenté le 12 février, à l’université d’Uppsala, une con­férence sur le thème suivant: «L’Union soviétique et les Nations Unies». L’orateur n’a fait que répéter les banalités bien connues. Déjà pendant son exposé, des murmures se sont fait entendre dans la salle. Le moment le plus intéressant a été celui des questions qui ont suivi la conférence. L’orateur n’a souvent donné aucune réponse directe: «Je ne comprends pas la question, je ne puis malheureuse­ment y répondre», ou «J’ai déjà répondu à cette question au cours de mon exposé».

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