Szemészet, 1975 (112. évfolyam, 1-3. szám)
1975 / 3. szám
glaucome. Ceci coincide avec une théorie tirée de l’anatomie pathologique qui soutient que les fibres nerveuses commencent par se vacuoliser, mais en bonne logique cela ne veut pas dire que l’origine de ce trouble nerveux n’est pas vasculaire. II semble cependant que s’il était vasculaire intra-oculaire, il porterait d’abord sur les capillaires péripapillaires qui ont été démontrés si longs, si fragiles et si superficiels dans les derniers travaux d’anatomie, or, l’angiographie ne les démontre pás particuliérement lésés dans le glaucome du début. Ces troubles dysharmoniques ne sont pas reconnus par tous les auteurs et leur réalité n’est pás acceptée pour des raisons théoriques. Les sommations spatiales qui sont ä leur base évoluent trop dans l’étendue du champ et d’individu ä individu pour que Гоп puisse en tenir compte. II faudrait une difference de plus de 10° entre les isopteres inscrits avec des tests équivalents, pour que la conclusion sóit statistiquement valable. C’est méconnaitre un fait primordial. L’un des isopteres garde sa forme circulaire, l’autre la perd et c’est cela qui constitue le trouble, plus que des raisons photométriques effectivement douteuses. A la mérne discussion se rattache la question de savoir si ce que les auteurs Anglais appellent: Baring of the blind spot et que les Frangais appellent: exclusion de la táche, est un signe valable ou pas. La méthode d’inscription de plusieurs isopteres équivalents, la met trés souvent en évidence d’une maniere plus précoce que les perimetries classiques. Les utilisateurs de la périmétrie statique sont formels, ce signe n’existe pas et il doit étre rayé des descriptions. C’est une grave erreur. La demonstration en a été donnée par Cl. Magis. Si Гоп déplace le test dans une direction centripéte les réponses du sujet au voisinage de la täche aveugle paraissent discordantes. Tantót il ne le pergőit pas, tantót il peut le signaler. Si Гоп procede ä l'exploration ä partir de la táche en direction centrifuge le sujet répond aussitót d’une maniere claire et Гоп peut dessiner un contour péricaecal trés net. Des déductions tirées de la pente des gradients de la sensibilité expliquent parfaitement cette circonstance. Quoiqu’il en sóit, tous les signes périmétriques du début du glaucome sont des signes nerveux et de ce fait, s’il exisoe une lésion vasculaire ä leur origine, il faut qu’elle se trouve dans la papille ou derriére eile et non ä sa surface. La période moyenne du glaucome est caractérisée par les troubles de la région moyenne du champ. Elle est dominée par Г apparition du scotome de Bjerrum qui est considérée par certains, comme typique du glaucome mais qui ne 1’est pas. Je n’insisterai pas sur le fait que la morphologie classique en lame de cimeterre n’existe pas. La plupart du temps, le seocome de Bjerrum n’est qu’une indentation dans un isoptére relié ä la táche de Mariotte. Les dysharmonies photométriques s’y rencontrent partout. Lorsque le scotome est supérieur il consiste souvent en aspect de dénudation de la táche, rapidement suivi d’une irruption nasale en forme de quadranopsie (fig. 4 et 5). Lorsque le scotome est inférieur, le déficit périphérique apparait plus vite que dans le cas précédent. Tout cela a peu d’importance pathogénique. Ce qui importé, c’est que le scotome de Bjerrum constitue un déficit fasciculaire et qu’il faut expliquer pourquoi l’atrophie optique glaucomateuse realise de tels aspects. Le scotome de Bjerrum n’est en réalité qu’un cas particulier des scotomes rencontrés dans le glaucome. II est le plus fréquemment constaté, mais peiltet re est-ce parce que les perimetries sont faites dans un esprit systématique et le seront davantage encore lorsque prévaudront les méthodes automatiques et semi-automatiques, qui sont plus des methodes de constat que de recherche. 153