Századok – 1998
Tanulmányok - Miskolczy Ambrus: „Mi a magyar?” Nemzetkarakterológia és nemzeti mitológia válaszútján VI/1263
NEMZETKARAKTEROLÓGIA ÉS NEMZETI MITOLÓGIA VÁLASZÚTJÁN 1303 ments politiques et sociaux qui se montrent inévitables, et lance le programme de créer une nouvelle couche sociale éminente. A l'autre pôle est l'essai de Mihály Babits qui démontre „la torpeur orientale" et „l'inertie" en tant que trait de base du caractère nationale hongroise en les présentant comme valeur de l'activité plus exactement de la non-activité. L'étude présente analyse les vues chrétiens et humaines de Babits. Elle présente son article écrit contra la première loi hongroise des juives, la version de manuscrit, ainsi que les différentes variations de l'étude publiée dans le manuel intitulé „Qu'est-ce que le hongrois?". Toutes ces oeuvres font l'exemple comment la normativité gagnait-elle du terrain de plus en plus dans les écrits de Babits; l'auteur même presentissait qu'il devrait montrer une norme pour avoir l'intelligibilité et l'nfluence plus élevée. Cependant cette normativité limitait en quelques mesures son humanisme chrétien. Ce n'est pas par hasard que ce le moment où Babits écrivait ses poèmes les plus durs de la responsabilité humaine et l'universalisme de la nature humaine car la poésie ne souffrait pas de l'influence affaiblissante de l'obligation des médias. L'étude présente attire l'attention à la portée des oeuvres de deux auteurs méconnus jusqu'ici. L'un est Sándor Eckhardt, professeur de la littérature française à l'université de Budapest. Il faisait face d'une façon conséquente à toute sorte de démagogie rassiste. Son livre, intitulé L'esprit français servait du modèle aux auteurs de l'oeuvre „Qu'est-ce que le hongrois?" Son oeuvre est une utopie, celle d'une Hongrie virtuelle - pourrait on dire avec plus d'exagération. L'âme française est par son rationalisme propre à elle, par sa plénitude sensuelle et par l'harmonie de polychromie l'opposant du monde brun du nazisme. Dans le manuel „Qu'est-ce que le hongrois?" il écrivit une étude spéciale de haute qualité de l'image du peuple hongrois à l'étranger. L'étude présente l'influance limitative de l'idéologie du régime contre-révolutionnaire. Alors que l'auteur est admiré par les traditions révolutionnaires françaises, il rejet celles de la Hongrie, et ainsi lorsqu'il remarque les torsions des vues du peuples hongrois prises par des voyageurs étrangers, il simplifie l'image que l'on pourrait se former sur l'histoire hongroise. L'autre auteur un peu négligé jusqu'à présent est Béla Zolnai, professeur de l'université de Szeged, représentatnt le plus illustre de la stylistique et de l'esthétique de langue hongroise. Il répondit à la question: „qu'est-ce que le hongrois?" en rédigeant l'article intitulé „Le style hongrois". Béla Zolnai ne rejettait pas si vivement le mythe. Son oeuvre est déjà une construction mythique. Il personifiait la langue, et soulignait son caractère d'intégration, c'està-dire que la langue hongroise reçut des vocables étrangers d'origines très variées. Il mettait l'accent sur le libéralisme de la langue hongroise. Son contenu politique est d'autant plus évident à une époque où se créa des lois contre les juives, où la réorganisation de l'Europe se déroulait par des principes de race. Il est significatif que Béla Zolnai usait à plusieurs reprises le terme 'libéral' dans la version française de l'étude, la seule manifestation de la version originale fut annulée dans la nouvelle publication mutilé de 1957. Béla Zolnai représentatif ce qu'on peut appeler la guerre d'indépendance de l'esprit. En 1957 il reçut une cirtique conventionnelle marxiste, en répliqué de laquelle il écrit la meilleure analyse de la technique de la critique marxiste, restée bien entendu en manuscrit. L'étude présente est une analyse de cas. Elle présente quels méssages humanitaires peuvent être transmis par la culture de la filologie et de l'historiographie dans un monde totalitaire. Le manuel intitulé „Qu'est-ce que le hongrois?" peut être ainsi la production et le document modeste de l'opposition hongroise. MI A MAGYAR? On the Horns of a Dilemma between National Characterology and National Mythology by Miskolczy Ambrus (Summary) The book entitled Mi a magyar? [What is the Essence of Being a Hungarian?] was published in 1939 with the intention of providing a norm as to what the proper national attitude should be like. The book soon became the national catechism of the Hungarian conservative reform intellectuals. In the past two decades historians have tended to critize this volume and its impact. The present article reviews these unfavourable opinions by calling attention to the manysidedness of the volume and paying more attention to the positive intentions that characterize it. The Hungarian conservative reformers wished to counterbalance the Nazi cult of myth by their research of national characterology. The relationship to myth — its refusal or recognition — was a great dilemma of the