Századok – 1997
Tanulmányok - Miskolczy Ambrus: Mítoszképzés és propaganda: Jules Michelet lengyel és orosz legendája (1848–1851) V/1019
JULES MICHELET LENGYEL ÉS OROSZ LEGENDÁJA 1848-1851 1061 Michelet, lui aussi soutenait la propagande des livres populaires et des légendes. Le cercle amical du maître et prophète estimait la création des légendes comme l'entrée d'un nouveau monde qui devint en réalité purement le combat d'arrière-garde du libéralisme et qui se reflua sur le terrain de l'Europe Orientale. Les légendes révolutionnaires françaises ne parurent que dans des feuilletons de journaux. Les italiennes ne parurent même pas. L'amitié envers les Polonais et la méfiance au tsarisme traditionnel de l'opinion publique française poussèrent aussi l'attention de Michelet vers l'Europe Orientale. Mais en estimant Louis Napoléon comme l'allié du tsar, par la critique du tsarisme il voulut offenser le bonapartisme. Pendant la guerre de Crimée l'opinion publique libérale accepta la politique extérieure français. C'est dans cette ère où les légendes d'Europe orientale de Michelet purent paraître intégrées dans un volume complet, et encore une fois à l'occasion de la révolution polonaise de 1863. Pour Michelet la Pologne fut une France moins grande, orientale, la Russie fut la différence hostile. Par cela son optique est sélective. Il idéalisait la Pologne différemment que la propagande panslave, il la vantait comme l'avant-poste de l'esprit universel de la liberté en même temps il essayait de cacher la catholicité du pays et ses ruptures sociales internes. Tandis que la légende polonaise de Michelet fut le produit en partie du dialogue mené par Mickiewicz, la légende russe fut caractérisée par la manque de dialogue. Pour lui la Russie fut le pays de la tyrannie diabolique bâtie sur le communisme de communauté de terre, avec quelques martyrs et des masses souffrantes incapables d'influencer leur destin. Il eut beau avoir des relations amicales avec Herzen, l'émigré russe mit en vain en question les défauts de son argumentation et ses données, il ne modifia pas son prise de position. Il ne fut influencé même pas par l'analyse politique de situation dénouée de la logique de Hegel. C'est pour cela l'émigré russe qui polémiquait le plus vivement avec Michelet n'en fit pas mention dans ses mémoires. Sa relation avec Michelet resta un souvenir piquant d'autant plus que l'ami français accepta au fond de son âme un nombre de ses critiques. Les légendes polonaises et russes de Michelet marque à la fois le mécanisme de la transculturelle et les confins de la considération romantique et moralisante de l'histoire. Ses légendes et leur réception en tant que fragments principaux de son psychistoire constituent un chapitre déterminant du dialogue entre l'Est et l'Ouest. La différence resta la manière de l'autodétermination. MYTH AND PROPAGANDA. THE POLISH AND RUSSIAN LEGENDS OF JULES MICHELET, 1848-51 by Miskolczy Ambrus Summary The most romantic writings of Jules Michelet are his East European legends. The greatest French historian became one of the most interesting figures of transcultural relations of his age by writing them. The article analyzes the inner and outer motives of Michelet's creating legends. In his lectures held at the College de France in 1847 he belittled the propaganda value of literature and the press and praised the role of the youth in agitation and society to prevent the menacing class struggle. However, his hopes were frustrated in 1848. Bonapartism won partly owing to the legend of Napoleon, which convinced Michelet of the usefulness of books and legends in propaganda. He and his friends considered creating legends the opening of a new era but finally it became only part of the rear-guard action of liberalism and was confined to Eastern Europe. Legends of the French Revolution were published only in the press, and the Italian ones were not published at all. Michelet's attention was directed towards Eastern Europe also by the traditional pro-Polish and anti-Tsarist attitude of the French public. As he saw in the Tsar an ally of Louis Napoleon, he wished to attack also Bonapartism by criticising Tsarism. During the Crimean War the French public accepted French foreign policy. This was when the East European legends of Michelet appeared for the first time in a separate volume. For the second time they were issued in 1863, on the occasion of the Polish uprising. Michelet saw in Poland a smaller second France in the East, and in Russia a hostile alien. His idealized image of Poland differed from that of Pan-Slav propaganda, as he praised the country as a vanguard of Western and universal ideals of freedom. At the same time he tried to conceal the