Századok – 1990

Tanulmányok - Majoros István: Franciaország szibériai politikája (1918–1920) III–IV/383

FRANCIAORSZÁG SZIBÉRIA POLITIKÁJA 421 akciózónákat vette figyelembe. Az október 17-i Clemenceau-jegyzék pedig kifeje­zetten az 1918 augusztusi francia-brit egyezményre hivatkozik, amikor az oroszor­szági intervenció költségeinek megosztásáról, valamint arról szól, hogy Szibériában az orosz erők parancsnoksága is Janin tábornok kezébe kerüljön.17 6 Franciaország tehát az említett levélváltásokra, valamint a múltra, a francia­orosz szövetségre hivatkozva követelt magának vezető szerepet Szibériában. Ε cél megvalósításához azonban kellő erővel sem katonai, sem pedig gazdasági téren nem rendelkezett, s ez a szibériai vállalkozást politikailag is kudarcra ítélte. István Majoros LA POLITIQUE SIBÉRIENNE DE LA FRANCE D'APRÈS DES DOCUMENTS D'ARCHIVES PARISIENNES (1918-1920) (Résumé) L'auteur de l'article a lait des recherches dans les archives nationales françaisers pour présenter la politique sibérienne de la France, qui était étroitement liée i la situation du front de l'Est et aux chan­gements révolutionnaires de Russie. L'intérêt pour cette région se manifesta dès la fin de 1917, lors­qu'on vit se constiteur dans le Sud de la Russie un immense bloc teritorial comprenant les régions du Don et du Kouban, l'Ukraine et la Roumanie, noyau solide à partir duquel Paris espérait pouvor réor­ganiser les forces armées du front de l'Est. Or les seules voies de communication avec ces territoires passaient par la Sibérie. En outre, l'importance de cette région s'était considérablement accrue en ra­ison du fait qu'après la victoire de la Révolution d'Octobre la politique de paix des bolchéviks lésait profondément les intérêts de la France. Aussi Paris s'employait-il à renverser le régime des Soviets, et l'un des points d'appui de cette stratégie était nécessairement la Sibérie. Des considérations d'ordre éco­nomique entraient aussi en ligne de compte, encore que les décisions du gouvernement français fussent dictées en premier lieu par des motifs politiques. Dans son entreprise d'intervention, la France compta­it sur l'aide de ses alliés, en particulier sur celle du Japon. En effet, le gouvernement japonais était dé­cidé à intervenier en Sibérie pour élargir les conquêtes de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, ma­is il voulait agir à son prope compte, cependant que Paris considérait l'expédition japonaise comme par­tie intégrante de l'intervention alliée. De plus, les États-Unis désapprouvaient les ambitions japonaises concernant la Sibérie, et étaient en général hostiles à toute intervention en Russie. La première partie de l'article de Majoros montre l'effort diplomatique de la France et de la Grande-Bretagne visant à inf­léchir l'attitude américaine. La politipue sibérienne connut un tournant décisif en mai 1918, lorsque la Légion tchèpue ent­rée en rébellion venait d'acquérir le contrôle du chemin de fer transsibérien. Pour soutenir les Tchèques, les Américains modifièrent eux aussi leur position, bien que la Maison Blanche eût toujours refusé de s'immiscer dans les affaires de Russie. Le gouvernement français cherchait à utiliser la Légion tchèque en la plaçant sous le comman­dement du général Janin. Il cherchait à regrouper autor de celle-ci les forces antisoviétiques de Sibérie. L'article présente les instructions envoyées par Clémenceau à Janin, de même que les sources relatives aux effectifs tchèques, d'Europe orientale, japonais, américains, français, britanniques et italiens stati­onnés en Sibérie. Majoros montre aussi l'opinion des diplomates français sur Koltchak et son gouver­nement, et esquisse en grandes lignes les visées économiques de la France, de la Grande-Bretagne, des États-Unis et du Japon concernant l'exploitation de la Sibérie. 176 MAE 817 Eu.-R. 17 octobre 1918. Clemenceau Paris tábornoknak Vlagyivosztokba.

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