Századok – 1987

TANULMÁNYOK - Palotás Emil: A császárok szövetségének kudarca (osztrák-magyar-orosz viszony az 1885-87-es balkáni válság időszakában) 811

848 PALOTÁS EMIL Palotás, Emit ECHEC DE L'ALLIANCE DES EMPEREURS (Rapports austro-hongrois-russes au temps de la crise balkanique en 1885/87) (Résumé) La neuvième décennie du siècle dernier avait apporté d'exceptionnels succès dans la politique balkanique austro-hongroise. C'est se fondant sur les documents encore non fouillés du Ministère viennois des Affaires Etrangères que nous présentons dans cet article l'évolution des circonstances et les composants des changements favorables. La triple alliance impériale, renovéeen 1881, ne pouvait répondre — et seulement temporairement — qu'à une de ses fonctions: la défense du statu quo territorial établi par le congrès de Berlin. L'Allemagne aurait voulu que ses alliés mettent fin aux rivalités politiques entre eux en se partageant les Balkans par la délimitation des sphères dites d'intérêt ce qui pourrait éliminer le plus grand obstacle à la coopération positive. Ni Vienne ni Saint Pétersbourg n'acceptèrent de céder complètement à l'autre une partie, quelle qu'elle soit, des Balkans. Ainsi donc l'ancienne rivalité des puissances continua sous le couvert de l'alliance. Dès la première moitié de cette décennie s'engagea la modification des rapports de forces au profit de la Monarchie: épouventées par l'expansion dans les Balkans du tsarisme arrivée au comble dans la guerre russo-turque et dans la paix de San Stefano, la Serbie et la Roumanie s'engagèrent par des pactes secrets du côté de la Monarchie. Dans la suite la diplomatie austro-hongroise continuait de plus en plus ouvertement sa lutte pour affaiblir l'influence russe dans la principauté bulgare, pour y renforcer la tendance pro­occidentale. La crise internationale, née à l'automne 1885 par suite de l'union de la Bulgaire et de la Roumélie orientale, découvrit ostensiblement le différend entre les deux puissances impériales de l'Europe de l'Est. Pendant la première période de la crise la diplomatie viennoise réussit, encore que au prix de difficultés importantes, à réaliser ses deux objectifs: assurer la survie de l'union bulgare (principale condition de l'indépendance de la principauté) de façon à sauvegarder formellement aussi la triple alliance impériale. Toutefois, quand à l'automne 1886 Saint Pétersbourg eut recours à menacer la Bulgarie d'occupation militaire pour reconduire au pouvoir le parti pro-russe. Vienne devait, elle aussi, se décider à faire le choix. Se mettre de côté des Bulgares non seulement rendit impossible de continuer la collaboration, jusque-là limitée, russo-autrichienne, mais bientôt survint aussi la possibilité d'un conflit armé immédiat. Il est vrai que le tsarisme se recula devant l'éclatement d'une guerre, pouvant aisément s'étendre sur toute l'Europe, mais l'alliance des empereurs fut finie une fois pour toutes. Dans la seconde moitié des années 1880, vu l'écartement temporaire de la Russie des Balkans, les positions de la Monarchie s'y étaient consolidées dans une mesure jamais encore vue. Pourtant, le soutien des petits pays balkaniques ne représentait pas le renoncement aux propres buts et intérêts (avant tout intérêts économiques) — et sur cette base naquirent les différends avec les petits pays qui rendirent instable l'hégémonie autrichienne de la fin des années 1880. pour enfin la saper.

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