Századok – 1984

TANULMÁNYOK - Tilkovszky Lóránt: "Budapesti Munkaközösség a békeszerződések revíziójáért" (1925-1933) 621

.3UDAPESTI MUNKAKÖZÖSSÉG A BÉKESZERZŐDÉSEK REVÍZIÓJÁÉRT" 657 représentés que par quelques personnes, mais qui étaient trés actifs; la délégation bulgare, limitée également à quelques personnes à activité inégale, comprenait surtout des émigrés; la participation des Turcs ne fut pas réalisée. Dans cette collectivité de travail, dont le caractère non officiel était souligné, figuraient des généraux et amiraux en non-activité, d'anciens ministres et autres hommes politiques de haut rang, des députés, professeurs, présidents et fonctionnaires d'associations sociales influentes (parfois aussi des chefs de service ministériels); dans la direction et l'appréciation du travail des déléga­tions allemande et hongroise les ministères des affaires étrangères de ces pays jouèrent un rôle impor­tant. Du côté allemand c'est l'administration du Deutscher Rhein Verein (Mehrmann) qui organisa les activités de la Collectivité de Travail de Budapest, en collaboration étroite surtout avec Arbeitsaus­schuss Deutscher Verbände et Deutscher Schutzbund; du côté hongrois c'est le bureau Teleki, qui dirigeait la propagande révisionniste à l'étranger, avec l'Institut Sociographique sous son contrôle, et ensuite avec l'institut des Sciences Politiques; le bureau s'appuyait sur toute une série d'associations sociales groupées dans l'Alliance Nationale Hongroise. La collectivité de Travail de Budapest organisa six fois (avril 1925, avril et octobre 1926, no­vembre 1927, octobre 1928 et mai 1930) des conférences de deux-trois joue avec les délégations. Dans les séances plénières et de comités on s'occupait systématiquement de l'état et des tâches des re­cherches relatives à la question de la responsabilité pour la guerre et de la propagande révisionniste qui y est étroitement liée, des conséquences économiques des traités de paix, des plans paneuropéens, centre-européens et de Confédération Danubienne, visant la réorganisation de l'Europe, et du pro­blème des minorités, des démarches de la Société des Nations relatives aux plaintes des minorités. En dehors des sessions, les différentes délégations étaient en contact entre elles pour ces mêmes questions par des mandataires, visant des interventions dans l'unité aux différents forums internationaux (Union des Ligues de la Société des Nations, Union Interparlementaire etc.) Les procès-verbaux, rapports et comptes-rendus, fort incomplètement conservés, complétés de rapports diplomatiques, de notes des ministères des affaires étrangères et de lettres qui y ont des rapports et qui sont accessibles, offrent un tableau plus large, plus riche surtout des relations entre l'Allemagne de Weimar et la Hongrie. Dans la politique allemande on considérait qu'il était de leur intérêt d'avoir des relations plus étroites, du moins en une forme non-officielle, avec les milieux dirigeants de la politique de la Hongrie, tout en étant convaincu que c'est surtout la Hongrie qui a besoin de l'amitié de l'Allemagne. Quand les Allemands ont trouvé que la politique hongroise mène la propagande, même par la Collectivité de Travail de Budapest, en premier lieu en faveur de ses combinaisons de politique extérieure et, ayant en vue ses propres intérêts de révision intégrale (visant non seulement les régions habitées par des Hon­grois), insiste sur les directives à donner aux minorités allemande vivant dans les Etats de la Petite Entente de collaborer avec les minorités hongroises - ce qui, de point de vue allemand, était dans la plupart des cas, fort désavantageux -, tout en se refusant à débattre dans la Collectivité de Travail la situation de la minorité allemande en Hongrie, ils arrivaient de plus en plus souvent à penser qu'il serait mieux de faire cesser les activités de cetté Collectivité. Au début des années 1930, au heu de sessions des délégations il n'y avait, rarement, que des pourparlers à participants en nombre restreint. Du côté hongrois on insistait, même après la prise du pouvoir par les nationaux-socialistes, sur la nécessité de raviver la Collectivité de Travail de Budapest, et ce jusqu'au début de 1936, mais c'était en vain. De toute façon la Collectivité était un produit de la période de Weimar et l'Allemagne hitlérienne voulait utiliser des „moyens plus dynamiques" pour liquider la paix de Versailles.

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