Századok – 1981
TANULMÁNYOK - Ormos Mária-Incze Miklós: A fasiszta ideológiák alapjairól 1136/VI
A FASISZTA IDEOLÓGIÁK ALAPJAIRÓL 1191 ΗΛεπ, KOTopbie CTaJiH 6bi nouaiHbi Bceö Macce pyMbiH, Kaic HCKO» «KOnCHiiasi uejib». 3τοτ ijieiweHT 6bui OTbiCKaH Koapcany Β MHCTHUHIMC. onHpaiomHMCJi Ha opTOAOKCajibHOCTb, HTO ΠΟΜΟΠΙΟ npoBoirjiacHTb BceBbiiuHK)K> BOJUO rocnoaCTBa <oicejie3Hofí ι eap/iHH». Mária ORMOS - Miklós INCZE: SUR LES FONDEMENTS DES IDÉOLOGIES FASCISTES (Résumé) Dans leur étude consacrée aux origines de l'idéologie fasciste - partie d'un manuscrit plus important - les auteurs traitent la formation et les principales caractéristiques du national-socialisme (allemand et autrichien) et des idéologies fascistes roumaine et italienne. En gros ils concluent que les fondements théoriques, la vision idéologique de ces doctrines s'étaient déjà formés dans les années 1870 et 1918-19, d'une manière cohérente pour le nazisme, dans ses éléments principaux pour le fascisme italien, tandis que dans l'idéologie de la Garde de fer roumaine, créé par Cuza, un nouvel élément essentiel fut inséré par Codreanu sous forme de mysticisme à base orthodoxe. Le fond d'idée du fascisme n'est pas considéré par les auteurs comme neuf, encore qu'il — soulignent les auteurs — aiment professé comme objectif général de principe la mise en place d'un nouvel ordre ou d'une nouvelle civilisation. Ils signalent aussi bien les rapports entre l'individu et la collectivité nationale ou raciale, qu'à la conception de l'homme, ou enfin le type d'État préféré, qui se réfère, au passé lointain et veut, dans le même temps, "dépasser" il libéralisme ou le supercapitalisme au fond en sens arrière. Étant donné qu'un des plus importants éléments constitutifs communs des idéologies fascistes est de subordonner l'individu, l'intérêt des particuliers, et toute institution qui l'exprime, à la collectivité nationale, [respectivement raciale,] il s'ensuit d'une part que par définition elles s'opposent à toute version du socialisme qui ne part pas de base nationale, et de l'autre que le "socialisme" des fascismes exprime ipso facto "le bien-être national". C'est la raison pour laquelle les auteurs prennent les vélléités socialistes du fascisme pour des moyens, pour une tactique politique d'une part, et de l'autre qui explique pourquoi, dans l'idéologie fasciste, le principe social, "socialiste" est si aisément absorbé tôt ou tard par le principe national dès que cette question se pose dans le cadre non pas d'un mouvement mais d'un régime. Selon la constatation des auteurs, Mussolini et les fascistes italiens ont en tout cas résumé et systématisé les principes formulés antérieurement par des nationalistes, syndicalistes révolutionnaires futuristes et quelques ci-devant socialistes (dont Mussolini lui-même). Cette formation de l'idéologie dure jusqu'au début des années 1930. Elle est restée marquée jusqu'au bout par les débuts à gauche du nationalisme italien, mais était aussi accompagnée par l'échec, survenu graduellement, des principes ayant fortement influencé par les débuts (dépassement du super-capitalisme, mis en place d'une structure mixte (industrielle-agraire), garantie de l'égalisation sociale, formation du nouveau type d'homme et de l'élite fascistes). À cette base principielle l'apport neuf du nazisme était de professer, comme idéologie, la nécessité de s'adresser, aux masses, sous ce rapport d'appeler aux sentiments instinctifs et, avec leur aide, d'organiser les masses en utilisant leur activité. L'instauration de la république a permis en Allemagne de déclarer le principe et ensuite l'État du Führer. Le fascisme italien, aussi bien que le nazisme, se sont servis des possibilités offertes par la situation d'après-guerre, comme possibilité non seulement de s'adresser aux masses, mais aussi de dramatiser la question nationale par suite de la "paix perdue", c'est-à-dire de la guerre perdue. Dans les fondements de l'idéologie "gardiste", posés par Cuza, le nationalisme se fondit aux origines avec le populisme. De l'avis des auteurs, après la guerre, les deux éléments ont, provisoirement, perdu leur efficacité, en résultat d'une part de la réforme agraire et de l'autre du grand succès national, ce qui freinait à la fois les attaques efficaces contre le libéralisme. C'est ce qui a prêté de l'importance à la possibilité de compléter l'idéologie fasciste d'un contenu qui exprime le DUC suprême d'une manière neuve, familière aux masses roumaines. Codreanu a trouvé cet élément dans le mysticisme basé sur l'orthodoxie, ce qui a placé le nationalisme des Gardes de fer sous un aspect céleste, divin.