Századok – 1975
Tanulmányok - Perényi József: A Keleten maradt magyarok problémája 33/I
62 PERÉNYI JÓZSEF формой маджара восточных источников, как и «можары» (читай: «мажары») других русских источников. Если мы принимаем во внимание несколько десятков названий населенных пунктов в междуречии Ока-Волга в форме: Мещерское и Можарское и т. д., не может быть никакого сомнения в том, что упомянутые названия отражают дублет венгерского народного названия: маджар ~ меджер. Автор доказывает свою точку зрения не только лингвистическими аргументами. Он использует, можно сказать, почти все писменные источники, известные в настоящее время. В конце автор рисует в общих чертах и дальнейшую судьбу мещеры. В XV в. вследствие внешней политики московских великих князей образуется Касимовское ханство (царство), политическая формация, направленная против казанского ханства. Территория Касимовского ханства охватила значительную часть «Мещеры» и по татарски все то образование называлось улусом Касима, позже улусом мйшер. Во второй половине XV в., когда существовало уже несколько татарских государств, должны были образоваться и народные названия. В государстве, жители которого постянно воевали против Казанского и даже Крымского ханств, можно сказать, что почти закономерно должно было образоваться другое народное название, отличающееся от имени татарского. Таким образом жителы Касимовского ханства получили название мйшер, ввиду того, что их территория называлась по татарски уже давно мйшер. Сами мещеры-венгры, ввиду того, что число татар на их территории увеличивалось с каждым днем, в первой половине XVI в. уже влились в татарские массы. Потомки этих мйшер и в настоящее время называют себя «мишэр»-ами, по русски мишарами. J. Perényi: Le problème des hongrois restés en Orient Меёбега, maôarin, mozary et miáary (Résumé) Les hongrois persécutés par les petchenègues quittèrent, à la fin du IXe s., les steppes de la Mer Noir et occupèrent le bassin des Carpathes, leur patrie actuelle. Mais une partie de l'alliance de tribus fut coupée et resta quelque part «en Orient». C'est à côté de l'Itil (Volga) que les trouva le moine Julien aux années trentes du XIIIe s. Leur territoire devait être dans les environs de la ville actuelle TetiuSi de la République Tatare dans l'URSS. Selon l'avis des chercheurs, ils furent dispersés par les mongols et leur reste s'assimila aux peuples voisins. Mais les sources orientales mentonnent encore le peuple et le territoire du peuple «madzar» aux cours de XIV—XV. siècles. C'est le nom que les hongrois utilisent encore aujourd'huis pour désigner eux mêmes. Le nom est le doublet du «medier» qui fut le nom du premier tribu. Des doublets parails sont en abondance dans la langue des «magyars» d'aujourd'hui. Selon l'auteur, les madiara ne furent annihilés par les tatars. Ils restèrent sur place jusqu'à la fin du XIIIe s., quand ils se sont mêlés dans une guerre intérieure de la Horde d'Or. Étant sur le côté des vaincus, ils durent quitter leurs pâturages. Au milieu du XIVe s. on trouve un peuple nommé meMer dans les sources russes aux environs du fleuve Oka. Leur territoire s'appelle MeStera où vive un peuple dont l'individu s'appelle maiar. L'auteur prouve par plusieurs arguments que les ma&ars et le meSiers sont identiques avec les madZars des sources orientales. L'argument le plus sérieux est que les maíars^meéíers plus tárd commencèrent à se répandre vers l'Est et leurs traces nous trouvons dans les noms de lieu: Meiierekoie et Moiarskoie jusqu'à l'Oural. Mais, au cours du XVe s. se forma le Khaganat de Kasimov, un moyen de la politique extérieure du grand-prince de Moscou dirigée contre le Khaganat de Kazan. C'était un refuge de tous les tatars rebelles de Kasan et de la Crimée. Le centre de cet État-tampons se trouva dans la Meiéera et les tatars se mêlèrent avec les madïarsr~j meièers. Pour se distinguer des sujets de Kasan et de la Crimée qui s'appelèrent tout simplement tatars, ils commencèrent à s'appeller mäser, un nom qui au cours du XVIIe s. se transforma en тПэг. C'est le nom d'une partie des tatars vivant actuellement dans l'URSS. Le тЫэг parlent encore un dialecte bien différent qui est caractérisé par une unitée surprenante.