Századok – 1974

Tanulmányok - Szabó Miklós: Új vonások a századfordulói magyar konzervatív politikai gondolkodásban 3/I

A SZÁZADFORDULÓI KONZERVATIVIZMUS С .Г VONÁSAI 65 divergeante et radicalement différente de celle du libéralisme. Les représentants de cette tendance étaient le Parti National d'Albert Apponyi, le Parti Populaire Catholique et le mouvement représentant les intérêts des grands propriétaires, connu sous le nom de «l'agrarisme». Les caractéristiques les plus importantes des deux derniers mouvements consistaient à essayer pour la première fois en Hongrie de développer un mouvement de masse de caractère bourgeois — surtout dans les milieux paysans ayant des membres et des organismes constants, qui ne fonctionne pas seulement pendant la période des élections, comme les partis soi-disants des «notables». Au point de vue de l'organisation, le parti populaire avait pour base l'Association Populaire Catholique, organisation de masse confessionelle, tandis que le mouvement des agrariens —dont l'organisme central était l'Association des propriétaires fonciers hongrois de caractère «pressure group» des grands propriétaires — voulait exercer une influence sur les masses des paysans par l'organisa­tion des coopératives de crédit et de consommation. L'étude considère la base idéologique du conservativisme hongrois du tournant du siècle comme la critique profonde du libéralisme. Il a confronté le principe de la libre concurrence à l'idée de la représentation des intérêts de différentes couches sociales. Son idéal est un système économique restrictif organisé par la représentation corporative des intérêts, ou par l'entraide mutuelle les couches de la petite bourgeoisie et de l'ancienne noblesse, liées à le tradition, peuvent concurrencer avec les couches de la bourgeoisie industrielle, financière et commerçante dans la concurrence économique; ainsi, la lutte des classes cesse et par des moyens politiques, l'hégémonie des couches d'origine noble se stabilise. La deuxième partie de l'étude analyse les premières formes du radicalisme de droite à l'intérieur du conservatisme offensif-dynamique du tournant du siècle. A la base sociale de ces ambitions était une certaine partie de la couche des fonctionnaires et des intellec­tuels qui se considéraient comme héréditaires de la couche des propriétaires moyens dé­classée dans les années 80—90 du 19e siècle (connue sous le nom de «gentry»), parcequ'une partie de cette couche a embrassé des carrières de fonctionnaires ou d'intellectuels. La couche des fonctionnaires des intellectuels d'origine pour la plupart petite bourgeoise du tournant du siècle a adopté la tradition politique de l'ancien «gentry» et ainsi elle s'est écartée de la couche des employés et des intellectuels du secteur privé suivant une tradi­tion libérale bourgeoise. Puisque cette dernière couche-ci, à cause des conditions spéciales de la Hongrie, comprenait en grande partie des éléments bourgeois d'origine juive, l'anta­gonisme d'entre les deux couches s'est présentée en partie sous la forme idéologique de l'antisémitisme. La «classe moyenne chrétienne» suivant la tradition «gentry» a transposé la critique libérale conservatrice dans un esprit antisémite et par cela elle l'a radicalisé. L'antisémitisme politique, à l'intérieur de cette couche, commençait à se former comme une tendance politique autonome au tournant du siècle. Il apparaissait dans le cadre du Parti populaire Catholique aussi bien que dans le mouvement des étudiants. La tendance de nouveau type du conservatisme offensif des fonctionnaires et des intellectuels, à l'oppo­sition de la tendance de l'aristocratie et des grands propriétaires était caractérisée en dehors de l'antisémitisme par le fait qu'elle ne voulait pas établir la gestion corporative par l'entraide mutuelle donc d'initiative de la base, mais elle voulait la réaliser comme l'action de l'état (plus exactement des fonctionnaires) sous une forme étatique, done partant d'en haut. On peut constater par cela l'ambition des fonctionnaires pour acquérir un rôle politique autonome, qui était rendu possible dans une certaine mesure par le fait que dans l'alliance de la grande bourgeoisie et des grands propriétaires la couche moyenne des fonctionnaires jouait le rôle d'intermédiaire, de «l'aiguille de la balance» et par cela, elle s'est assurée une certaine autonomie politique. L'école de formation en facteur politique autonome des fonctionnaires était l'association des fonctionnaires des établissements coopératifs et des représentations d'intérêts agraires, ou s'est formé un nouveau type d'homme politique: le type de l'homme politique organisateur à l'opposition à l'homme poli­tique parlementaire. 5 Századok 1974/1.

Next

/
Thumbnails
Contents