Századok – 1972

Tanulmányok - Lackó Miklós: Az Új Szellemi Front történetéhez 919/IV–V

984 LACKÓ MIKLÓS Miklós Lackó: Contributions à l'histoire du Nouveau Front Intellectuel (Résumé) Le Nouveau Front Intellectuel, annoncé par Lajos Zilahi au printemps de l'an 1935, était le mouvement intellectuel-politique des écrivains populistes pour appuyer les promesses de réforme du gouvernement Gömbös (1932—36). L'étude présente s'occupe des antécédants du Nouveau Front Intellectuel; du rencontre personnel de Gyula Gömbös et des écrivains populistes; et de l'appréciation du mouvement entier. Comme point de départ, l'étude souligne: les antécédants du Nouveau Front Intellectuel s'attachent au moment de deux crises parallèles. L'une était la grande crise économique, l'autre: la crise de la gauche. Les milieux dirigeants hongrois ont donné la réponse aux graves conséquences sociales de la crise économique par l'ouverture à droite: c'était le sens de la nomination de Gyula Gömbös — l'ancien chef des racistes — comme président du conseil des ministres. Gömbös annonça une grande époque de réforme. Une grande fermentation politique se metta en mouvement qui s'étendait aussi sur les couches intellectuelles et de classe moyenne formant la base du régime contre-révolution­naire. La débâcle montra dans la direction de l'extrême droite. Au début, Gömbös et son groupe ne pensaient pas qu'ils puissent gagner les représentants importante de la vie littéraire aussi pour leurmouvement de réforme démago­gique; la littérature hongroise et surtout sa branche la plus forte, la poésie était de mentalité gauche pour la plupart jusqu'à la veille des années 30. Mais en automne de 1933 la situation changea: avec l'apparition autonome du mouvement des écrivains populistes, se formèrent des points de contact entre le mouvement populiste et des différentes tendances de réforme nationalistes. Dans la naissance du contact entre la tendance de Gömbös et les écrivains populis­tes, Miklós Kozma — le directeur général de la radio, président de l'Agence Télégraphique Hongroise — a joué un rôle important. Au début des années 30, Kozma a reconnu que l'extrême droite doit continuer une «politique culturelle» plus moderne et il est entré en relation avec deux membres les plus illustres des écrivains populistes: avec László Németh et Gyula Illyés, et il a invité László Németh comme directeur du lectorat littéraire à la radio. Presque parallèlement avec ce fait, Lajos Zilahy devint le rédacteur du journal quotidien Magyarország qui était en relation avec Gyula Gömbös. Zilahy ouvrit son journal devant les écrivains populistes (János Kodolányi et Lőrinc Szabó entrèrent dans la rédaction du journal, Géza Féja et Endre Bajcsy-Zsilinszky devinrent ses chroni­queurs constants). Le journal devenait de plus en plus le porte-parole des promesses de réforme du gouvernement Gömbös, et le solliciteur encourageant des réformes; c'était l'atelier préparatif principal des relations entre Gömbös et les écrivains populistes. L'étude, par la suite, analyse le profil idéologique-politique des membres plus importants des écrivains populistes. Elle démontre, que les points de contact entre le mouvement populiste et le gouvernement sont rapportables surtout au nationalisme. Quoique la conception sur le peuple et sur la nation du mouvement populiste ait été largement différente de celle du groupe de Gömbös (de l'extrême droite gentry), par l'intermédiaire du nationalisme, se formaient des relations idéologiques entre les deux tendances. L'élaboration idéologique et tactique des relations entre les écrivains et le gouvernement se rattache surtout au nom de László Németh: sa théorie sur «la troisième Hongrie», sur «le socialisme de qualité», ses illusions pour la classe moyenne hongroise et la bureaucratie, et son réformisme utopiste basant sur tout cela et la sous-estimation de l'importance de la sphère politique y ont joué le rôle principal. L'approchement de Gyula Illyés au chemin de réforme nationaliste peut être ramené premièrement à son désabusement de la gauche et de sa désolation à cause du dépérissement du peuple. Dans les vues de Géza Féja, mais surtout dans celles de János Kodolányi, le radicalisme social intense s'est accompagné d'une conception plus irrationelle du peuple, de la paysan­nerie et surtout par ce fait il est entré en relation avec le «mouvement de réforme» de l'extrême droite nationaliste. Lőrinc Szabó essaya à s'enfuir de la faillite de l'extrême individualisme, resté au niveau instinctif, — dans une «communauté» cherchée par une mauvaise route, et par conséquant il est devenu sans défense contre l'esprit de la «réforme» de l'extrême droite. Károly Pap était mis à côté de la pensée de réforme nationa-

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