Századok – 1971

Tanulmányok - Jeszenszky Géza: A párizsi békekonferencia gyarmati vitája 1919 januárjában 630/III–IV

A PÁRIZSI BÉKEKONFERENCIA GYARMATI VITÁJA 657 Bretagne avait comme but, s'assurer d'une part la route continentale menant à l'Inde et à l'Afrique du Sud et se procurer d'autre part des territoires arabes offrant d'avantages économiques (pétrole) et stratégiques (Palestinie, Mesopotamie). Elle appuyait forte­ment ses dominions (ses «propres mains allongées») à réaliser leurs buts d'annexion dans le Sud de l'Afrique et en Océanie, enfin elle céda au Japon par un traité les domaines allemands situés dans le Nord de l'Equateur. La mesure de la répartition des territoires entre Anglais et Français en' Afrique-Occidentale et en territoires arabes restait question ouverte ainsi que la participation de l'Italie, de la Belgique et du Portugal des.colonies conquises. Les États Unis ne cherchaient pas à avoir ses propres territoires monopolisés mais ils voulaient s'assurer la libre pénétration économique dans les anciennes colonies alle­mandes, et dans l'Empire Turc à partager en pratiquant le principe des «portes ouvertes». Wilson se déclarant publiquement partisan de la «nulle annexion» ne voulait pas le par­tage ouvert des colonies acquises, ainsi il aecepta l'internationalisation, principe répandu dans certains milieux du gauche et pacifiques pendant la guerre. Le mandat offert à des petites nations par la Société des Nations devait garantir l'observation de certains principes humanitaires, la libre exploitation des ressources économiques, il devait égale­ment empêcher l'expansion prévue du Japon dans le Pacifique. Le Conseil des Dix commença le débat le 25 janvier. Wilson se montra disponible à donner les mandats aux postulants pour ces teritoires mais les Japonais, les Français et surtout le premier ministre de l'Australie et de la Nouvelle Zélande tenaient à l'an­nexion sans condition. A l'occasion d'une séance à part de la délégation de l'Empire Britannique, Lloyd George et le général Smuts avaient de la peine à persuader les deax dominions à faire un compromis en acceptant le mandat «C», statut près d'une véritable annexion. Les débats passionnés par occasion se poursuivaient pendant plusieurs jours. Wilson, redoutant la perte de son autorité personnelle et la chute de son programme de paix attrayant, finit par sauver la face en évitant l'annexion. Cependant ce «faible déguisement» de la conquête ne pouvait empêcher le gain d'espace stratégique du Japon dans le Pacifique. La France s'assura un droit à l'arme­ment et l'engagement en cas de guerre de la population africaine des territoires pour les­quels elle recevait un mandat. Ce qui concerne l'Afrique du Sud, elle tient toujours sous sa domination le territoire reçu en mandat. En dépit de la victoire formelle de Wilson c'est le programme d'annexion qui s'accomplit.

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