Századok – 1969

Tanulmányok - Vadász Sándor: A zimmerwaldi konferencia 641/IV

A ZIMMER WALD I KONFERENCIA 663 ристского большинства и левого меньшинства были представлены наиболее последова­тельно Ледебуром и В. И. Лениным, их острая полемика и определила размежевание двух группировок в идейном отношении. В то время как руководимая Лениным группа стремилась к полному разрыву с социал-шовинистами, центристы и слышать не хотели о создании нового интернационала, целью конференции считали лишь выработку сов­местных шагов в борьбе за мир. Это противоречие проявилось и в связи с созданным Международным Социалистическим Комитетом, так как левые считали его зародышем нового, III Интернационала, Гримм, Балабанова, Мергейим и другие руководители-цент­ристы же рассматривали в качестве переходной формации. Заключительные части статьи занимаются оценкой конференции а также реакцией империалистических правительств на конференцию. Первая строится на переписку левых, широко использованную в работе, другая же на дипломатические материалы Австро-Венгрии, Германии и Франции. Относительно Циммервальда автор устанавли­вает, что из всех международных социалистических конференций времени первой мировой войны конференция в Циммервальде была самой значительной, так как часть большевист­ских тезисов была включена в воззвание и в решения, принятые на конференции и так как с созданием Международного Социалистического Комитета и еще больше с созданием Циммервальдского Левого антивоенное социалистическое движение сделало большой шаг вперед, к созданию нового, пролетарского Интернационала. S. Vadász: La conférence de Zimmerwald Résumé En guise de préambule l'auteur de l'étude traite des événements qui préludèrent à la rencontre socialiste internationale de 1916. Initiateurs de la réunion, les socialistes italiens et suisses comptaient au début à la participation de tous les partis qui appar­tenaient au Bureau Socialiste International. Cependant, aux alentours du milieu de mai, il devint évident que le projet d'une séance plénière s'avérait être irréalisable. L'issue en fut offerte par le projet du Suisse, Grimm, qui avança la convocation d'une conférence internationale assistée par les groupes d'opposition et hostiles à la guerre. Fondé sur des documents inédits jusqu'à présent l'auteur soumet à une analyse détaillée la conférence dite préliminaire du II juillet, vu que les antagonismes qui y avaient surgi jetèrent de la lumière sur les divergences de vue existant au sein du mouve­ment antimilitariste; pour continuer il se penchç sur l'étude de ces combats obstinés que — avec le concours de Kollontai, de Radek et de Wyinkoop — Lénine menait, afin de rassembler les éléments de gauche. Quant aux débats ouverts à la conférence de Zimmerwald, réunie le 6 septembre, l'auteur les expose à la base d'un document fort notable: les parties publiées en Union Soviétique du procès-verbal conservé aux Archives d'Amsterdam de la IIe Internationale. L'Allemand, Ledebour et Lénine étaient les plus conséquents à représenter d'une part la prise de position de la majorité centriste et d'autre part la minorité de gauche; la vive polémique éclatée entre eux fut celle qui tira au clair les notables divergences de vues existant entre les deux groupes. Pendant que la Gaucho de Zimmerwald, que Lénine avait rassemblée et dirigée, entendait rompre définitivement avec les sociaux-chauvins, les centristes, eux, rejetèrent nettement la création d'une nouvelle Internationale et ne voulaient imposer à la conférence que la tâche de définir les différents moyens de la lutte de paix menée en commun. Ces antagonismes n'étaient pas sans se présenter en connexion avec le Comité Socialiste International formé à Zimmerwald, car ceux de la gauche le consi­déraient comme l'embryon de la IIIe Internationale, alors que Grimm, Balabanova, Merrheim et les autres centristes ne voyaient en lui qu'un organe provisoire. Les parties finales de l'étude se consacrent à l'appréciation de la conférence et à la description de l'attitude réactionnaire des gouvernements impérialistes. La pre­mière se fonde sur la vaste correspondance de ceux de la gauche, alors que la seconde se base sur les documents diplomatiques austro-hongrois, allemands et français. Quant à la conférence de Zimmerwald l'auteur est d'avis que celle-ci fut la plus notable parmi toutes les réunions socialistes internationales organisées au cours de la première guerre mondiale, car une partie des thèses bolcheviques s'inséra dans le manifeste et les décisions y admis et, par la création du Comité Socialiste International, plus encore par la constitu­tion de la Gauche de Zimmerwald, le mouvement socialiste anti-militariste fit un grand pas en avant pour créer la nouvelle Internationale prolétarienne.

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