Századok – 1969
Tanulmányok - Tokody Gyula: Az első világháború utáni forradalmi változások hatása a nagynémet történetírásra 990/V–VI
1022 TOKODY GYULA ния» являлись подходящими для'великодержавных целей фашизма. Различие было главным образом в том, что пока gesamtdeutsch-взгляд более сильно выражал идущие дальше границ немецкого национального государства захватнические стремления, тогда позиция критиков в первую очередь выражала фашистскую политику, направленную на централизацию-, на «глейхшальтирование» германских краев фашистскую политику. Oy. Tokody: L'influence des changements révolutionnaires dans la période succédant à la première guerre mondiale sur l'historiographie «grossdeutsch» la conception «gesamtdeutsch» Résumé La défaite militaire de l'Allemagne et sa désorganisation sociale à la fin de la première guerre mondiale, la désintégration de la Monarchie Austro-Hongroise, enfin la révolution qui renversa le trône des Hohenzollern et des Habsbourg priva l'historiographie „kleindeutsch", aussi bien que celle „grossdeutsch" de sa raison d'être et de son fond politique. Néanmoins la discussion amorcée au milieu du XIXe siècle connut, dans les années 1920, un certain regain, notamment en rapport avec les recherches visant à expliquer l'effondrement de 1918. Ce n'était là cependant qu'un phénomène passager. Dans cette atmosphère de la guerre perdue et des mouvements réclamant l'Anschluss, les historiens allemands et autrichiens dirigeants s'efforçaient en premier lieu de mettre en relief les facteurs cohésifs et prouvant l'unité de l'histoire allemande, et négligeaient ceux qui auraient justifié les aspirations particularistes. C'est ainsi que naquit la conception historique dite «gesamtdeutsch» qui visait à concilier les théories «kleindeutsch» et «grossdeutsch» et qui, surtout dans les années 30, finit par dominer dans l'historiographie allemande. Le chef de file du mouvement fut un professeur autrichien, Henrich von Srbik. La biographie de Wallenstein qu'il publia en 1920 et, en particulier, celle de Metternich qui parut en 1925 marquaient la première étape importante sur la voie du développement de la nouvelle conception historiographique. Les deux ouvrages furent suivis de nombreux articles et études, puis, en 1935 et en 1942, par des volumes consacrés à la question de l'union allemande. La revue historique autrichienne dirigeante, tout comme la Historische Zeitschrift allemande passèrent entre les mains d'historiens «gesamtdeutsch». En 1938, quelques mois après l'annexion de 1' Autriche, on publia un volume en l'honneur du sexagénaire Heinrich von Sbrik, dans lequel presque tous les représentants notables de l'historiographie bourgeoise autrichienne et allemande, à commencer par Alfons Dopsch, Oswald Redlich et Friedrich Meinecke jusqu'à Walter Frank, le dirigeant fasciste de l'institut d'exécrable mémoire, appelé Reichsinstitut für die Geschichte des neuen Deutschlands, firent paraître des articles. La conception historique «gesamtdeutsch» était centrée sur l'idée de l'empire, idée maîtresse de l'histoire allemande, que l'on retrouve au Moyen Âge sous la forme d'universalisme impérial-catholique, dès la fin du Moyen Âge sous la forme de tendances visant à la création d'un Etat national et d'une puissance en Europe Centrale, enfin, sur son niveau le plus élevé, sous la forme de l'idée de l'empire allemand fasciste aspirant à dominer l'Europe. Il semblait que les anciens antagonismes entre les partisans de l'idée «grossdeutsch» et ceux de la conception «kleindeutsch» perdraient leur raison d'être, puisque selon cette conception l'expansion »prussobaltique«, «silésienne» ou «austrodanubienne» servaient tout aussi bien l'idée de l'empire que l'expansion vers l'Italie au Moyen Âge, si passionément défendue par les partisans de l'école «grossdeutsch» et si vivement critiquée par ceux du camp opposé. Cela vaut également pour les aspirations opposées des Hohenzollern et des Habsburg. La raison d'être de l'Allemagne de Bismarck ne pouvait pas non plus être contestée, puisqu'elle représentait une des incarnations de l'idée de l'empire. Toutefois cette Allemagne ne formait qu'une transition entre l'empire médiéval et le Reich fasciste, c'est-à-dire que — à l'encontre des partisans •de la conception «kleindeutsch» — elle ne pouvait représenter le sommet du développement de l'histoire allemande. L'universalisme contenu implicitement dans l'idée