Századok – 1968

Tanulmányok - Sz. Jónás Ilona: A középkori falvak elnéptelenedésének kérdéséhez egy provencei baillage 1343. évi összeírása alapján 536

A KÖZÉPKORI FALVAK ELNÉPTELENEDÉSÉNEK KÉRDÉSÉHEZ 557 I. Sz. Jónás: Contribution au problème de la dépopulation rurale au moyen-âge sur la base du recensement effectué en 1343 d'un ba illage en Provence Résumé Au XIVe siècle le décroissement du nombre des habitants des villages est un symptôme général en toute l'Europe, les chercheurs qui s'occupent de cette question retrouvent la cause de ce phénomène dans la contradiction établie par le développement de l'économie marchande et monétaire: d'une part les besoins augmentés de la production, c'est à dire les possibilités de la mise en valeur, d'autre part les contraintes techniques et sociales qui empêchaient la satisfaction de ces besoins et qui ne répondaient point aux exigeances du progrès. Le présent exposé traite les causes des changements démographiques à un territoire donné sur la base du recensement effectué en 1343 dans un baillage de Puget-Théniers. Selon les données du recensement la population de 23 communes a baissé de 35% dans les vingt ans qui avaient passé depuis le recensement précédent. Etant donné que le recensement précédait immédiatement le grand ravage de l'épidémie de peste, les don­nées de cette source prouvent clairement que le dépeuplement démontré par la démogra­phie, et la rupture simultanée du progrès économique dans les montagnes de Provence sont dûs à d'autres causes intérieures. La dépopulation est expliquée par «l'appauvrisse­ment» ; par «l'endettement» et par le fait de devenir «sans-moyens» de l'habitation rurale, évoqués par l'épuisement partiel des territoires de récolte, par le développement de la production de marchandise et non moins par le besoin des pâturages augmenté de l'élevage. La proportion de ceux qui sont morts sans fortune, devenus «mendiants», «clochards» est 35% de la population. Les indications concernant le sort des immeubles restés sans propriétaire, dos fermes devenues vacantes donnent une vue générale des changements et de la différentiation de la structure sociale des villages. Le fait que 16% des fermes a changé de propriétaires par la suite des affaires de crédit, démontre l'état développé des conjonctures de crédit et de finances dû à la production de marchandises et à ses conséquences. Le fait que 24% des fermes devenues vacantes a passé aux mains des propriétaires terriens particuliers témoigne de la solidité des cadres féodaux et en même temps l'exten­sion de l'arbitrage comtal au détriment du pouvoir de senior des propriétaires particuliers, prouve le renforcement de la centralisation nationale.

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