Századok – 1967
Tanulmányok - Gonda Imre: A hadi- és békecélok a Monarchia háborús politikájában 37
80 G0NDA IMRE венности за попытки заключения мира, за выход из войны. Похожей цели служила и другая попытка Чернина, направленная на то, чтобы заставить Германию отказаться от Эльзаса и Лотарингии — что явлалось бы предпосылкой заключения мира. Чернин имел еще два, заслуживающего внимания заяавления в переговорах с Бетманом Гольвегом; по первому, народы Монархии воевали не за свои интересы и таким образом немыслимо, чтобы Монархия вышла из войны безо всяких результатов или даже с потерями в смысле некоторых территорий. По другому — возможный территориальный прирост Германии и Монархии необходимо привести в пропорцию независимо от военных успехов. Причиной тому, что Монархия не смогла достичь своих целей, служило между прочим то, что дело Сикста в это время уже значительно затенило германо-австрийсковенгерские отношения. Изменения, происшедшие во внутренней политике двух держав, также значительно содействовали изменению отношений в дальнейшем двух союзников. / I. Gonda: Buts de guerre, buts de paix dans la politique de guerre de la Monarchie Austro-Hongroise Résumé Les buts de guerre et les buts de paix des puissances centrales et les débats en ouverts attestent fort bien que d'importantes divergences de vues existaient au sein de ces groupements de puissance. La question de l'annexion n'était pas sans susciter de sérieux controverses à l'intérieur de la Monarchie dualiste. Le débat déroulé par rapport à l'annexion éventuelle de la Serbie en fut une des formes de manifestation, annexion à laquelle — à l'encontre de l'Autriche — la Hongrie s'opposa résolument. Le débat éclaté en connexion avec l'annexion ne manqua pas d'exercer un effet sur les relations avec l'Allemagne. L'imperialisme actif de cette dernière ce vit sous maints rapports freiné par la faculté d'expansion — bien que limitée par des antagonismes intérieurs — de la Monarchie disposant des moyens lui permettant de l'utiliser comme son propre instrument. Cette divergence de vues se fit prévaloir dans de problèmes de caractère concret: tels l.les buts de guerre à s'assigner, 2. la propagation des ces mêmes buts, 3. les rapports entre les buts de guerre de la Monarchie et ceux de l'Allemagne, 4. la corrélation des objectifs de guerre de ces deux puissances et les objectifs de guerre de leurs alliés. Le ministre austio-hongrois des affaires étrangères, Burian, qui se mit à solliciter l'instauration d'une politique définissant les buts de guerre espérant encourager par cela l'action de paix des puissances centrales, se prononça au début pour l'établissement d'une liste comportant les revendications des Etats alliés. Cependant en raison de l'opposition témoignée par les Allemands il se vit obligé à renoncer à sa prise de position et à se contenter d'une liste commune dressée sur les buts de guerre germano—austro-hongrois. Cependant l'établissement d'une pareille liste s'affirma être une tâche fort compliquée étant donné que les exigences des deux parties n'étaient à réconcilier qu'au prix de grandes difficultés, nombreux furent en effet les groupements politiques qui déployèrent de l'activité en Allemagne; ceux-ci se caractérisèrent d'un certain maximalisme et d'un manque de sens réel à mesurer la situation donnée. De divergences de vue prédominèrent également quant à la propagation des buts de guerre. Les cercles gouvernementaux allemands qui — par la publication de leurs buts de guerre se refusèrent à se ligoter aux négociations éventuelles, finirent par vouer à l'échec «l'action de paix» entreprise en décembre 1916. • Parallèlement au changement de règne survenu en décembre 1916 on assista dans la situation intérieure de la Monarchie à des transformations qui n'étaient pas sans influer sur les partis pris des cercles dominants. Cet effet s'exerçait dans un double sens. Le nouveau monarque qui, afin de préparer la sortie de la guerre de la Hongrie, essaya, par l'entremise de ses parents étrangers, de se mettre en rapports avec les gouvernements de l'Entente, tenta par l'intermédiaire de son ministre des affaires étrangères, Ottokár Czernin, de conclure un nouvel accord avec ses alliés allemands et cela d'autant plus car entretemps il reconnut d'être dans l'impossibilité de remporter une victoire décisive et compris que le maintien de l'intégrité de la Monarchie s'avéra être, à lui seul, un sérieux résultat. Les échanges de vues qu'il eut avec le gouvernement allemand en décembre