Századok – 1966
Tanulmányok - Jemnitz János: A Német Szociáldemokrata Párt erfurti programmjának megszületéséhez 1168
1206 JEMNITZ JÁNOS: AZ ERFURTI PROGRAM MEGSZÜLETÉSÉHEZ convaincantes. Au congrès on venait d'éliminer du programme du parti les thèses lassalliennes fondant des espoirs sur les coopératives; la modification de la conception relative «à l'unique masse réactionnaire» provoqua de vifs débats surtout de la part d'Engels et sur son effet de la part de Kautsky. L'élaboration du nouveau programme se poursuivit avec la participation de l'ensemble des adhérents du parti; nombreux furent les meetings qui virent dérouler des discussions ouvertes, des propositions furent suggérées, des projets de programme élaborés. Le projet soumis au congrès du parti fut celui révisé à la base des remarques d'Engels, projet d'où quelques déficiences furent éliminées à la suite du débat en ouvert au congrès. Le nouveau programme admis n'était pas sans mériter l'approbation d'Engels. Quant au projet antérieur Engels lui objecta au premier chef qu'en présence du régime politique absolutiste de l'Allemagne on comptait d'une manière unilatérale à un développement politique engagé dans la voie pacifique sans définir la transformation démocratique de la vie politique du pays. Le programme admis fut modifié en ce sens. En connexion avec le développement de la nouvelle politique du parti le noyau de la direction se devait de combattre deux opinions extrémistes. D'une part Vollmar, tout en mettant en doute l'importance des perspectives révolutionnaires, entendait limiter l'activité du parti à l'introduction des réformes quotidiennes et ne manquait pas de bercer des illusions quant aux milieux et partis gouvernants; d'autre part une opposition de gauche commençait à agir contre la direction de parti. Par suite d'une appréciation erronée de la période historique donnée et de la situation où se trouvait le parti ceux de l'aile gauche refusèrent de reconnaître la portée des luttes engagées pour les réformes, n'envisageant l'activité au parlement que comme une possibilité de propagande et ne cessant de réclamer aux leaders du parti de s'engager dans la voie révolutionnaire. La direction de parti et la majorité des adhérents, après avoir refusé tous les deux raisonnements politiquement erronés, définirent le chemin à suivre par le parti, chemin qui dans les années suivantes finissait par conduire au raffermissement du parti allemand. Cependant plus tard, au bout de deux décennies et demie le programme d'Erfurt venait de revêtir un aspect périmé et la direction de parti ne se trouvait plus en mesure d'élaborer une politique qui étant révolutionnaire sût tenir à la fois compte de la réalité, comme l'avait fait le programme de 1891. \