Századok – 1965

Tanulmányok - Mucsi Ferenc: A szociáldemokrata párt vezetőinek paktuma a Fejérváry-kormánnyal és a választójogi tömegmozgalom kibontakozása (1905 július–október) 33

A SZOCIÁLDEMOKRATA РАИТ PAKTUMA A FE.TÉEVÁRY-KOKMÍNNYAL 91 F. Mucsi: Le pacte conclu par les dirigeants du Parti Socialdémocrate avec le gouvernement Fejérváry et le développement d'un mouvement massif pour le droit de suffrage (juillet—octobre 1905) Résumé Le présent article constitue un des chapitres de l'ouvrage «Le mouvement ouvrier de Hongrie dans la période de la crise politique de 1906—1906» rédigé par le même auteur. Le chapitre se met à décrire et apprécier une des importantes étapes des luttes menées pour la transformation démocratique de la Hongrie (et de la Monarchie entière), période où venait d'être conclu le pacte concernant le droit de suffrage entre le gouverne­ment imparlementaire Fejérváry, représentant les intérêts de la dynastie et les dirigeants du Parti Social-démocrate, tout aussi bien que le mouvement des masses développé sur la base du même pacte. L'auteur de l'étude arrive à constater que dans la situation formée par suite des élections parlementaires ayant eu lieu en janvier 1905, situation caractérisée par la victoire remportée aux élections par l'alliance des partis oppositionnels réclamant la modification du régime dualiste, par une attitude réservée témoignée par la dynastie à l'égard de la répartition de l'armée exigée par les Hongrois, par la nomination du gouvernement Fejérváry, par la proclamation de la «resistance nationale» et par le fait d'après lequel les dirigeants de la coalition se refusèrent nettement à l'introduction des réformes réclamées par le Parti Social-démocrate (en premier lieu à la réalisation du droit de suffrage) — les deux parties se laissèrent entraînées par l'alliance, par le pacte. Cependant les dirigeants du Parti Social-démocrate commirent une erreur en concluant le pacte avec le gouvernement représentant les intérêts de la dynastie. Fondé sur le pacte ils vinrent à l'aide de la dynastie se trouvant dans une grave situation, alors qu'ils n'obtin­rent point une garantie qui assurât la réalisation effective de la réforme du droit de suffrage. Cette tactique l'auteur l'estime comme un phénomène nuisible dû au réformisme et objecte aux dirigeants du Parti de n'avoir su développer une politique prolétarienne indépendante incarnée dans l'alliance à conclure entre le prolétariat (urbain et rural), les masses petites-bourgeoises et les peuples allogènes du pays, alliance appelée à lutter pour la creation d'une Hongrie démocratique. En exposant les mouvements de masse développés en octobre 1905 pour le droit de suffrage et décrivant la première grève massive déclenchée à Budapest le 15 septembre 1905 l'auteur finit par constater que le mouvement n'était pas sans avoir un rôle positif du point de vue de l'éducation d'esprit démocratique et internationaliste des masses, trait qui ne saurait être sous-estimé. Pour terminer l'étude se met à analyser les essais entrepris par les dirigeants du Parti Social-démocrate en vue de conclure — dans les semaines succédant à la démission en septembre du gouvernement Fej'érváry — une alliance avec les éléments démocrati­ques de la coalition. Cependant l'auteur arrive à démontrer que ces essais furent voués à l'échec en raison d'une opposition témoignée par le bloc nationaliste dirigé par les réactionnaires, dès lors le Parti — semblablement à la situation connue au printemps et en été 1906 — ne sut point se gagner les forces démocratiques de la coalition, étant donné que celles-ci, afin de faire prévaloir leurs programmes nationalistes, venaient de réléguer au second plan leurs revendications d'ordre démocratique et finirent par s'incliner devant la majorité réactionnaire de la coalition.

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