Századok – 1963

Tanulmányok - H. Haraszti Éva: A chartizmust megelőző angliai reformelméletek és mozgalmak az ipari forradalmak idején 567

608 H. HARASZTI fi VA Закон Реформ 1832 года иоляризировал политическую жизнь. В это время еще не было известно будет ли революция в Англии, но стало ясным, что путь английских рабо­чих разошелся с путем буржуазии. E. X. ХАРАСТИ LES THÉORIES ET LES MOUVEMENTS DE RÉFORME QUI PRÉLUDAIENT EN ANGLETERRE AU CHARTISME A L'ÉPOQUE DE LA RÉVOLUTION INDUSTRIELLE Résumé C'est au cours des années 30 du siècle passé que la classe ouvrière concentrée autour de la Charte du Peuple d'Angleterre fit ses débuts sur le plan politique. Son objectif fixé en écrit refléta nettement la revendication primaire réclamée en commune par cette grande classe ne s'affirmant pas encore homogène à cette époque-là: la participation au pouvoir politique par voie de l'obtention du droit de suffrage. Le programme, lui, était encore loin de satisfaire aux aspirations formulées par les différentes couches de la classe ouvrière visant à améliorer leurs conditions économiques et sociales. Dès lors le chartisme, premier mouvement de masse ouvrier déclenché à l'échelle internationale, s'avéra le réservoir des exigences clamées par plusieurs couches ouvrières — mouvement accom­pagné à une certaine étape par des groupements petits-bourgeois et bourgeois-radicaux et dont la base idéologique et les cadres d'organisation se virent développés par les théo­ries et mouvements formés lors de la révolution industrielle. Les six fameux points renfermés par la Charte reflétèrent les particularités recelées par ce mouvement de réforme, partie de caractère radical parlementaire, partie bourgeois et appuyé même sur une partie de l'aristocratie, mouvement qui sur le sol de la révolution industrielle et sous l'effet de la Révolution française subit (l'importants changements. A partir de ce temps, au cours de quatre décennies les représentants obstinés des réfor­mes radicales s'avérèrent des porte-parole des classes populaires inférieures. Le célèbre rédacteur de leurs revendications fut T. Paine, auteur des „Droits humains", dont les idées se trouvèrent réalisées dans la vie politique par l'intermédiaire de l'organisation des «Sociétés de Correspondance» rassamblant pour la plupart les ouvriers d'artisanat. Par des mesures répressives, en premier lieu par des lois (1799, 1800) interdisant les unifications les milieux gouvernementaux, terrifiés parla Révolution française s'effor­cèrent de mettre obstacle à l'expansion du radicalisme populaire et à l'esprit révolution­naire. Ce moyen ne se révéla pas, en effet, susceptible d'empêcher les discussions extensives ouvertes sur les questions économiques et sociales évoquées par la révolution industrielle ni à mettre obstacle aux mouvements ouvriers visant à une unification plus organisée sur le plan professionnel et politique. Au cours de la première étape de la révolution industrielle (1775—1815) nous sommes témoins des débuts des réformistes agrariens, tels Spence, Ogilvie — une partie de l'öeuvre de Paine s'y range également — ainsi que Hall, réformistes qui tout en ex­primant dans leurs ouvrages des conceptions de droit naturel réclamèrent, quant à la propriété foncière, le droit de propriété communale. Ces idées-là se trouvèrent exprimées par l'oeuvre du politicien talenté, Cobbett, et par celle de Hunt jouissant d'une large po­pularité qui créèrent au peuple souffrant de la part des seigneurs procédant à une méthode périparcellaire et de celle des industriels exploitateurs une presse et une chaire peu coû­teuses et en même temps populaires. C'est dans la deuxième décennie du XIXe siècle, à la suite des années critiques succédant à la guerre, à la suite de 1a. répression accrue exercée par le gouvernement et après le fameux massacre de Peterloo, au cours de la seconde étape de la révolution industrielle, période de l'expansion de l'industrie manu­facturière et de la formation des ouvriers industriels, que se virent conçues les théories économiques anticapitalistes — précurseurs du marxisme — passant au crible les théories d'économie politique classiques prechées par le régime capitaliste. Loin de se contenter d'une critique exercée sur la théorie de vente professée par Ricardo, les auteurs de ces ouvrages, en première ligne Hodgskin, Ravenstone, Gray, Thompson et Bray, ne manquè­rent pas d'esquisser la notion du capital et son caractère historiquement précisé et n'étai­ent pas sans soulever la question touchant le fait et les problèmes de l'expropriation de l'excédent des produits. Parmi eux Hodgskin enregistra des succès quant à la réalisation institutionnelle de l'éducation ouvrière. Cette période fut également le témoin de l'apogée de l'activité déployée par Owen et vit naître toute une série de mesures d'aspect plus manoeuvrier prises par le gouvnement et en premier lieu par Peel, mesures visant à cal-

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