Századok – 1962

Tanulmányok - Berend T. Iván: A stabilizáció megvédése és a tőkekisajátítás „száraz”; államkapitalista útja Magyarországon (1946–47) 98

148 BEBEND T. IVÁN венная собственность в фабрично-заводской промышленности, имевшая по существу социалистический характер повысилась к концу 1947 г. до 58%. В 1947—1948 гг. потом наставший решающий политический поворот сделал воз­можным сменить экономическую политику «сухого» пути радикальными национализа­циями. Это произошло весной 1948 г. И. Т. БЕРЕНД LA PROTECTION DE LA STABILISATION ET L'EXPROPRIATION DU CAPITAL ENTRE LA FORME «SÈCHE» DU CAPITALISME D'ETAT EN HONGRIE (1946—47) Bésuraé Le l-e r août 1946 la plus grave inflation de l'histoire mondiale fut enrayée en Hongrie. Cependant la protection du nouveau forint nécessitait des mesures économiques rigoureuses. Le Parti Communiste Hongrois (MKP) demanda donc la plus stricto économie dirigée, à laquelle les forces capitalistes ne tardèrent pas à opposer de la résistance. Au fait, c'est la lutte pour le pouvoir qui couvait sous la surface. Au printemps de 1946 et surtout de 1947, les forces opposées au développement do la démocratie populaire subirent des défaites sérieuses, le parti des petits propriétaires qui avait eu auparavant la majorité fut épuré, ce qui fraya la voie à une politique économique impliquant la protection conséquente de la stabilisation, combinée avec une offensive contre le capital. Les princi­paux éléments de la politique économique furent, dès l'été 1946, la politique monétaire, la politique des crédits, la politique de prix et la politique de taxation. La politique moné­taire se caractérisait par la méthode de la déflation, celle des crédits par la limitation sévère de la mobilisation des crédits. Les grandes banques ne disposaient, à cette époque, guère de ressources matérielles propres, le montant des dépôts était faible, et encore ne provenait-il que de l'apport provisoire des crédits d'Etat des entreprises. Les grandes banques ne recouvraient pas leur pouvoir de fonctionnement indépendant. Les crédits, même accordés de propres ressources, étaient dirigés par des organes d'Etat. Cependant, grâce à leur centralisation sur les principaux domaines, on réussit d'assurer l'augmentation continue de la. production. Quant à la politique das prix, elle réussit également, à l'encontre des intérêts capitalistes et de leurs représentants, à éliminer le danger d'une évolution des prix déterminés par les intérêts du profit et de la rentabilité capitaliste. En vue de protéger la stabilisation, on s'efforçait de maintenir les prix à un niveau bas, effort qui ne manqua pas do réussir, malgré un certain nombre de facteurs opposés, comme la hausse des prix des matières premières, des produits agricoles, l'augmentation des salaires ete. En conséquence de la hausse des produits agricoles, conditionnée par les mauvaises récoltes, les ciseaux des prix des produits agricoles et industriels furent remplacés par des ciseaux industriels à l'avantage des prix des produits agricoles. Tout c?la représentait, évidemment, un lourd fardeau pour le capital. La politique de taxation chargeait fortement les entreprises capitalistes qui se voyaient encore grevées par des charges sociales extraordinairement grandes. La politique économique de l'Etat serra donc le capital dans une espèce d'anneau duquel il lui était impossible de se libérer, se trouvant vis-à-vis de la classe ouvrière, les syndicats et les comités d'entreprise qui déployaient une très grande activité. C'étaient eux qui contrôlaient le capital, le forçaient à augmenter les dépenses de caractère social et les salaires, com­plétant de cette façon-là son encerclement, et lui bloquant toutes les issues. Ne pouvant transférer leurs charges, les fabriques s'endettèrent rapidement et en masses. Leurs dettes publiques allaient également en s'augmentant, et elles devaient s'efforcer de garder l'argent de l'Etat, vu que les usines travaillaient de plus en plus à perte. Ainsi la politique économique servant à la protection de la stabilisation entraîna la limitation du capital et aboutit à son expropriation. Le PCH avait consciemment choisi cette voie qui en somme n'était rien d'autre que l'application de la nouvelle politique économique valable pour l'époque de la transition du capitalisme au socialisme dans les conditions de la Hongrie. Il adoptait l'interprétation que Lénine en avait donné à la fin de 1917 et au début de 1918, notamment: assurer la transition du secteur capitaliste à la liquidation du capital, à partir des positions-clefs de l'économie passées aux mains de l'Etat, par un contrôle sévère du capital de haut et d'en bas, dans la forme d'un capitalisme d'Etat. Si cette forme de l'expropriation n'avait, en 1946—47, pas encore abouti à des faillites massives, elle n'en entraîna pas moins la majeure partie du capital au bord do

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