Századok – 1961
Tanulmányok - Kiss József: A tőkés agrárfejlődés foka és néhány vonása Szolnok megyében a millennium évtizedében (I. rész) 581
A TŐKÉS AGRÁRFEJLŐDÉS FOKA ÉS NÉHÁNY VONÁSA SZOLNOK .MEGYÉBEN 613 capitaliste de l'agriculture dans le comitat accuse des aspects essentiellement différents par zone, mais ces divergences s'entrechainent. nécessairement et finissent souvent pa se compenser. Les zones rachetées iazygo-coumanes situées à la marge du comitat s'affirment de réservoires preseju'inépuisibles de mains-d'oeuvre de la zone de la grande propriété s'étendant au centre du comitat aux deux côtés de la Tisza. Tandis que la zone rachetée — le pays iazyge et la Grande Coumanie — recelait des possibilités de l'évolution de la paysannerie libre, les caractéristiques de l'évolution de type américain, la zone non-rachetée, en première ligne les trois districts de la Tisza et les territoires des municipalités de Mezőtúr et- de Szolnok, en présence de l'accroissement, continu de là puissance économique de la grande propriété et des beaux capitalistes présentèrent — quant à la population agricole et la répartition des propriétés foncières — les caractéristiques de l'évolution de type prussien. Au point de vue de l'analyse de l'évolution agricole il faut noter comme phénomène particidier mais nullement isolé le fait que la zone rachetée fut de presque tous les côtés, à l'exception de la Petite Coumanie, entourée, même en dehors des frontières du comitat, par le système des grandes propriétés s'étant engagées dans la voie de l'évolution capitaliste de type prussien. Cet entourage, en présence de l'application variée des formes capitalistes et féodales de l'exploitation, ralentit considérablement l'essor de l'évolution de la paysannerie libre iazygo-coumane, aussi bien que le développement des conditions économiques et sociales nécessaires à l'évolution agricole de type américain. Faute de données détaillées nous ne sommes pas à même de procéder à une comparaison par ensembles administratifs de la différenciation survenue au sein des populations dont les propriétés foncières restaient inférieures à 100 arpents cadastraux; il est à constater, toutefois, que dans les zones rachetées la stratification de la paysennerie, en premier lieu colle des catégories possédant 100 à 200, 50 à 100 et 20 à 25 arpents cadastraux, montrait un niveau plus évolué qu'elle ne présentait sur les autres territoires. Les données de l'évolution accusée pendant une décennie attestent d'autre part, que silices territoires le processus de désagrégation de la paysannerie et notamment l'expropriation des paysans fut près de quatre fois plus considérable qu'en moyenne du pays, mais comparée aux proportions nationales la concentration des propriétés foncières entre les mains de la paysannerie aisée monta, aile aussi, à son quadruple. Le processus signale en même temps qu'en présence d'une exploitation intensive la paysannerie aisée aurait pu devenir participant et facteur de l'évolution de l'économie capitaliste de type américain, ce qui aurait exigé, pourtant, d'autres conditions décisives indispensables à l'exploitation et à la production capitaliste (capital-argent, mécanisation et cultures plus évoluées, industrie plus développée, marché capitaliste), aussi bien que la diminution du rôle dirigeant sur le plan économique et social des zones de la grande propriété chargée de contraintes féodales. C'est dans ce but que la classe ouvrière et le prolétariat agricole se mirent à concentrer leurs forces en exigeant une réforme agraire démocratique. J. Kiss