Századok – 1960

Tanulmányok - Andics Erzsébet: A Habsburgok és a forradalmak elleni cári segítség kérdése 556

594 ANDICS ERZSÉBET : A HABSBURGOK ÉS A CÁRI SEGÍTSÉG tion réactionnaire furent établies, déjà, en 1815, lors du Congrès de Vienne, où, comme il est notoire, «la plus insignifiante dynastie entre pour plus en ligne do compte que le plus grand peuple»1. Les auteurs qui s'occupent des événements de 1848/49 ont assez négligé cette cir­constance, mais plus encore le fait, qu'en 1833, sur l'initiative et la sollicitation de la dynastie des Habsbourg, l'Autriche, la Russie et la Prusse parvinrent à faire renaître la politique de la Sainte-Alliance. L'alliance contre-révolutionnaire renouvelée en vertu des conven­tions conclues à Münchengrätz et à Berlin, c'est-à-dire la nouvelle Sainte-Alliance, fit, au cours des années 30 et 40, fortement, valoir son effet sur les rapports mutuels des cabinets de Vienne et Saint-Pétersbourg; elle définit foncièrement la polilique extérieure des deux pays, même au dépens d'autres intérêts et aspirations politiques tout impor­tantes qu'ils soient, notamment les problèmes surgis en connexion avec les Balkans. Les convent ions de Münchengrätz et de Berlin furent, dès le commencement, dirigées contre la Hongrie aussi et, vu leurs conséquences, elles avaient un effet fatal sur l'issue de la révolution et la guerre d'indépendance hongroises de 1848/49. Les souverains habsbourgeois, pendant qu'ils se plaisaient se nommer «pères de leurs peuples», n'étaient, en réalité, à même, depuis des siècles, de maintenir leur empire qu'en excitant les peuples de l'empire les uns contre les autres et ayant recours à l'aide des puissances étrangères. C'était, sourtout, le cas à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles, lorsque les nations aspirant à l'indépendance et désirant se libérer des entraves du féodalisme, bombardaient de plus en plus énergiquement les donjons du régime féodal-absolutistique. Ce fait, que la dynastie des Habsbourg fut obligée de recourir à l'aide «de la plus étroite alliance» conclue avec les Romanov, devint de plus on plus manifeste dans cette période. «Sans la Russie l'État autrichien n'existerait déjà» s'accentua de mieux en mieux dans le raisonnement de la politique extérieure autrichienne. Cela se référait, en particulier, au maintien, sous le sceptre des Habsbourg, des territoires habités par les Hongrois et les Polonais, c'est-à-dire la Hongrie et la Galicie. L'ex­trême obscurantisme et l'attitude ennemie qu'elles témoignaient envers les peuples rap­prochaient également les deux dynasties: placer les intérêts dynastiques au-dessus de tout et s'accrocher obstinément au régime féodal-absolutistique, dont elles furent les princi­paux défenseurs, aussi bien que les principaux représentants de la réaction et du despo­tisme en Europe. Bien que le projet favorit de Nicolas Ier — l'attaque armée do la part de l'empire "tsariste pour étouffer les révolutions lors de la défilée victorieuse des forces révolution­naires au printemps de 1848 — ait resté transitoirement irréalisable, les deux dynasties ne cessaient point d'en tenir compte, de plus, cette conception ne manquait pas de res­ter la base de leur politique. Cette attitude était, surtout, caractéristique à la Maison des Habsbourg serrée par ses peuples insurgés: pour elle, le tsar, Nicolas 1er, fut l'arrière­garde sûre, son dernier refuge. Contre les mouvements révolutionnaires déclenchés au début du printemps de 1848 (en Italie, puis en France) elle s'adressa, sans aucune hési­tation, à ses alliés do Münchengrätz pour s'assurer l'intervention armée. Au fur et à mesure de l'accroissement du danger la camarilla de Vienne s'accrocha de plus en plus «au secours» promis sous la foi de serment par le tsar sur la demande faite en 1833 par François Ier , empereur d'Autriche, roi de Hongrie, promesse dont les membres de la dynast ie des Habsbourg ne cessaient pas de faire appel, dans plus d'une lettre suppliante et humble adressée à Nicolas Ie r . Le gouvernement autrichien fut impulsé finalement à convoquer l'armée tsariste non pas à la suite de la Déclaration d'Indépendance acceptée par les Hongrois le 14 avril 3 849, mais à la suite d'une circonstance beaucoup plus concrète et dangereuse pour la dynastie des Habsbourg: la campagne glorieuse de printemps de l'armée des lionveds. Dans les mois d'avril et de mai le gouvernement autrichien vit péricliter directement Vienne et par cela l'existence de tout l'empire et, en effet, non seulement du dehors, mais — ce qui était jusqu'alors peu apprécié — dans le pays même : de la part des masses plébéiennes et démocrates de Vienne, dont la combattivité révolutionnaire, comme le feu sous la cendre, ne cessait pas d'être incandescente, même après la défaite d'octobre. C'est la panique provoquée par l'avance continue de l'armée des honveds et la crainte de la chute de Vienne qui balaya les Schwarzenbergs absolutistique jusqu'au bout, mais aussi les Bachs qui se vantaient de leur attitude «libérale». C'est ce qui suggéra au souve­rain habsbourgeois, François-Joseph 1er terrifié, de supplier, d'une manière abaissante l'aide la plus urgente du tsar Nicolas 1er. E. ANDICS 1 Marx et Engels : Etudes choisies. Budapest 1947. p. 101.

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