Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923

956 RÉSUMÉ système «dualiste». Dans la crise s'ag,gravant sans cesse de la Monarchie Austro-Hongroise, la Révolution russe du février 1917 fut un élément positif qui hâta le dénouement de la crise. En Hongrie aussi, la seconde Révolution russe intensifia l'effervescence révolu­tionnaire et encouragea les mouvements démocratiques de masse, dirigés contre la guerre. Ce que les peuples de Hongrie espéraient de la révolution russe, c'était avant tout d'obtenir la conclusion prochaine de la paix. La petite et moyenne bourgeoisie des villes, la paysan­nerie et les intellectuels furent, pour la plupart, très sensibles aux idées du pacifisme. Cependant, ces aspirations des masses ne purent donner lieu à un mouvement unifié et systématique, capable de déclencher une lutte active pour obtenir la fin rapide de la guerre. La politique réformiste de son parti social-démocrate empêche la classe ouvrière de se mettre à la tête d'un mouvement de masse dénonçant les racines de la guerre et dirigé contre celle-ci. Les dirigeants du parti démocrate socialiste ne trouvaient pas la situation en Hongrie suffisamment mûre pour tenter de renverser le régime capitaliste, cause première de la guerre. Aussi, leur politique visait-elle à contraindre le gouvernement à conclure le plus rapidement possible la paix, sur la base du statu quo, et ceci en organisant des manifestations et en s'alliant aux partis de l'opposition parlementaire. La protestation de la classe ouvrière contre la guerre et contre la misère et les souffrances dont celle-ci était responsable s'exprima surtout par les grèves spontanées du printemps 1917, grèves qui avaient souvent un caractère manifestement politique et dirigé contre la guerre. Cependant, les dirigeants du parti social-démocrate étaient inca­pables de tourner cette force contre le.s classes dirigeantes, partisanes de la guerre. Ils cherchaient à canaliser les aspirations des masses populaires à la liberté — aspirations encouragées par la Révolution russe, non pas on vue de renverser le régime, mais seulement en vue d'amener l'échec du gouvernement réactionnaire, d'obtenir le suffrage universel, et de réaliser la démocratisation graduelle du pays. Avec les partis bourgeois et petits­bourgeois de l'opposition, ils constituèrent un bloc du suffrage universel, abaissant ainsi la ligne politique du parti de la classe ouvrière au niveau des objectifs de ces partis poli­tiques. Cette politique du parti social-démocrate et des partis oppositionnels ne pouvaient apporter ni la paix, ni la démocratie aux millions de Hongrois qui versaient leur sang sur les champs de bataille ou peinaient dans les usines. C'est la Gande Révolution Socialiste d'Octobre qui indiqua la voie à suivre par l'ensemble de l'humanité, pour sortir de la guerre. Octobre prouva par des faits aux peuples — y compris les peuples de Hongrie — que la paix, comme la libération nationale et sociale, ne peuvent être définitivement obtenues que par le renversement du pouvoir des classes dominantes, par la création de la dictature du prolétariat. Le peuple hongrois ne tarda d'ailleurs pas à suivre les peuples de Russie sur la voie de la révolution d'Octobre. NICOLAS LACKÓ: L'ÉVOLUTION DE LA COMPOSITION DE LA CLASSE OUVRIÈRE INDUSTRIELLE EN HONGRIE (1930—1949) L'étude traite des origines de classe, de la stratification selon l'origine de la classe ouvrière industrielle hongroise, et des sources sociales de l'accroissement de la classe ouvrière dans la période comprise entre 1930 et 1949. C'est sur la base des données statis­tiques des recensements, relatives aux origines, que l'auteur analyse l'évolution de la composition du prolétariat industriel. Au cours des années qui suivirent la première guerre mondiale, la composition du prolétariat industriel hongrois était encore assez mélangée, en ce qui concerne les origines. Du fait de sa jeunesse, et de la rapidité de sa formation, la classe ouvrière hongroise était encore assez hétérogène. Les ouvriers d'origine ouvrière étaient relativement peunombreux, ceux d'origine paysanne ou artisanale étaient, par contre, en majorité. De 1930 à 1949, le pourcentage des ouvriers d'origine ouvrière s'est accru (il passa en 1930 de 27% à 33%) ; celui des ouvriers d'origine paysanne (issus surtout du prolétariat agricole) s'accrut également (il passa de 30% à 33%) ; le rôle des ouvriers d'origine artisanale perdit de son importance (le pourcentage de ce groupe diminua de 20% à 14%). Tous ces changements sont dus au développement d'avant et d'après la Libération ; mais avant 1S45, les facteurs qui ont joué à cet égard étaient bien différents de ceux que l'on a noté après la Libération. Avant 1945, à partir de 1935 d'immenses masses rurales (venues surtout du prolétariat agricole) affluèrent dans les rangs de la classe ouvrière et, bien que

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