Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1958. január 1.–1958. június 30.) 923

952 RÉSUMÉ avec leurs ceinturons et leurs plaques de bourses sassanides, mais il s'agit là d'un nombre insignifiant de trouvailles, qui ne se peuvent rapporter qu'à une petite partie du peuple des dix tribus hongroises. L'hypothèse selon laquelle les Hongrois n'enterraient pas leurs morts dans des tombes n'est pas confirmée par ce que nous connaissons des coutumes funéraires des peuples apparentés. Récemment, Béla Szőke attribuait les tombes de cava­liers que nous venons de caractériser à la couche des chefs hongrois, et estimait que les grandes masses du peuple hongrois étaient enterrées dans les cimetières «pauvres» qui étaieiA caractérisées par les anneaux à nattes. On a retrouvé un assez grand nombre de cimetières de cavaliers, contenant des ouvrages d'orfèvrerie sassanides, dans la région du cours supérieur de la Tisza ; cette région appartenait au «ducatus» et était habitée par des peuples militaires auxilaires. De cette façon, les cimetières qui conservent les pièces de l'orfèvrerie sassanide se rattachent, du point de vue ethnique, aux Kaliz de Khwarezm et aux Oslars alans, et, du point de vue social, à l'escorte militaire qui consistait en partie de ces peuplades et s'habillait selon leur mode. Des vestiges d'un caractère analogue ont été retrouvée aux bords des territoires de la Russie Méridionale, occupés autrefois par des Hongrois (Verne Saltovo, Vorobievo, etc.) ce qui indique les territoires habités par les Kabars, venus de l'Empire Kazar qui protégeaient les frontières. On peut les identifier sans doute aux Kazars percepteurs d'imDÔts dont parlent les annales russes entre 859 et 885. La rareté dfea trouvaille» datan (Je ι epoque de l'occupation du pays par les Hong­rois, et l'abondance et la diversité des trouvailles provenant de l'époque des Avars laissent supposer que nous devons attribuer aux peuples des sept tribus hongroises les cimetières contenants des pièoes (oeinturons) en bronze moulé à griffons et rinceaux qu'André Alföldi avait attribués aux Avars et que Désiré Csallány faisait daterdu VIIIe ouduIX® siècle. Ces cimetières composées de 500 à 1000 tombes, correspondent numériquement à la population des villages au Xe siècle qui, á l'époque d'Ëtienne 1er se composaient de 54 à 67 familles. A Győr, on a retrouvé dans de tels cimetières des monnaies du X® siècle. Du point de vue anthropologique, ces cimetières révèlent des types europides, plutôt que mongoloïdes; les vestiges indiquent qu'il s'agissait d'une population agricole et ils se rattachent aux Hongrois finno-ougriens dans l'organisme turc s'occupant aussi d'agri­culture, plutôt qu'aux Avars nomades de l'Asie intérieure. ÉTIENNE N. KISS: LA RÉGION VINICOLE DE BIHAR A LA FIN DU XVIe SIÈCLE Les listes de contributions de la Chambre royale, connues sous le nom de «Regesta deciinarum», sont des sources d'une valeur exceptionnelle de l'histoire économique de la Hongrie au XVIe siècle. Exception faite d'un petit groupe d'exemptés, elles contiennent des données relatives à la production de céréales et de vin dans toutes les économies de serfs de tous les villages, et représentent môme l'agriculture et le cheptel ovin. L'analyse des listes de dîmes permet d'établir plusieurs catégories de serfs. Nous en comptons cinq : les serfs sans-terre, les « zsellér» (des serfs qui ne possèdent qu'une petite maison) et les «paupers» (ces deux dernières catégories étant constituées par des serfs appauvris), les serfs ayant atteint un niveau matériel moyen et qui, parfois prennent part à la produc­tion marchande, enfin les paysans riches qui tiennent en leurs mains la production marchande du vin, du bétail et des céréales. I,'étude des conditions économiques de cinq comitate, riverains de la Tisza, nous révèle l'existence presque partout de la monoculture vinicole. C'est ainsi qu'au comitat de Bihar, par exemple dans la région vinicole de Bihar-Püspöki (4 «oppida» et 6 villages) se concentre la majeure partie de la viticulture du comitat. Cette région fournit en 1587 les 58% de toute la production vinicole, et, en 1599 les 72% de cette production. Sur les terres appartenant aux localités de la région vinicole, l'étendue des champs était de 434 arpents et celle des vignes de 961 arpents. Sans entrer dans les détails de la catégorisation de la population paysamie, indi­quons que 26% environ des serfs étaient des paysans riches dont un petit groupe (2,4% de la population) disposait des 20% de la culture vinicole. L'accumulation des biens des paysans riches était la plus prononcée là où le développement avait abouti à la mono­culture viticole. Les paysans riches ont largement recours au travail salarié. En 1599, dans le oomitat de Bihar, ils embauchèrent des moissonneurs (messores) dont le nombre

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