Századok – 1958

Bibliográfia - A Magyarországon megjelent történeti munkák (önálló kötetek; tanulmányok; cikkek) jegyzéke (1957. július 1.–december 31.) (V. Windisch Éva) 527

Β ÉS UM É 555 exploitations seigneuriales (les gouvernements purement russes qui formaient le centre de la production agricole. Par ailleurs, la grande majorité des «latifundia» seigneuriaux de plus de 500 desiatina était, en général, caractérisée par l'application de méthodes d'exploitation semi-féodales. Ainsi, le développement agricole type «junker» n'avait pu encore prendre son essor à la fin du XIXe siècle ; encore moins pouvait il se consolider. L'état arriéré de l'agriculture qui entravait le développement des foreçs productrices se trouvait, de plus en plus, en contradiction avec les exigences objectives d'un capitalisme s'affermissant dans toute la vie économique du pays. L'état arriéré de la campagne et de l'agriculture, en opposition au développement rapide de la ville et du capital industriel et bancaire, telle était la principale contradiction qui explique, mieux que tout autre chose, la rapide maturation de la crise révolutionnaire dans la Russie du XXe siècle. ALEXANDRE ORBAX: CONTRIBUTIONS À L'HISTOIRE DU PARTI DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE BARANKOVICS (1945 1949) Après la Libération le Parti Populaire Démocratique de Barankovics ne s'était présenté en Hongrie comme un nouveau parti. A l'exemple des autres pays de l'Europe et surtout à celui des pays occidentaux, chez nous fut également créé à la fin du siècle un Parti Populaire Catholique, dont les dirigeants étaient des magnats et les prélats catholiques. Ce parti se proposa comme but d'une part de défendre les privilèges de l'église et d'autre part de détourner le mécontentement qui s'est manifesté parmi les masses populaires. Il ne put pourtant pas s'acquérir la confiance des masses. Pendant le régime fasciste de Horthv cela lui était d'autant, plus impossible, car sous le nom du Parti socialiste-chrétien, comme parti contrerévolutionnaire prononcé il s'est entièrement compromis aux yeux des masses. Lorsque le navire du régime fasciste de Horthy était en état d'immersion, le parti déployait son activité de nouveau en faveur de la restau­ration des Habsbourg. Par cela il n'affaiblit point le régime fasciste de Horthy, mais bien le mouvement de résistance démocratique. C'est après de telles prémisses historiques que le parti entra dans le système démocratique populaire. Il avait beau se parer de l'épithète «démocratique» et faire semblant de se renouveler, la défiance ne cessa point envers lui. Son renouvellement fut, notamment, entravée par le fait qu'il se rattacha fortement aux milieux réactionnaires de l'Égl ise. D'une part étant dépourvu de l'appui des masses et d'autre part selon le désir des diligents réactionnaires du clergé il ne débuta pas comme parti indépendant aux élections parlementaires de 1945, mais se rattacha au Parti des Petits Propriétaires en espérant qu'après la victoire commune à remporter par l'aile droite, il s'en séparera de nouveau. Mais l'histoire réserva un sort tout autre au Parti «Démocratique» Populaire : ce ne seront pas les forces de droite, mais celles de la démocratie qui avanceront en 1946. Le Parti Démocratique Populaire séparé maintenant du Parti des Petits Propiétaires put à peine subsister. Ni les forces réactionnaires de l'Église ni celles de l'aile droite, en général, ne lui attribuaient, jusqu'aux élections parlementaires de 1947 aucune impor­tance. Aux élections parlementaires de 1947 le parti avait un rôle plus important à jouer à la suite du dévoilement du complot survenu au sein du Parti des Petits Propriétaires dont la désagrégation se fit à rythme accéléré et une partie de ses électeurs se rangeait autour du Parti Démocratique Populaire. Les dirigeants du Parti et en premier lieu István Barankovics s'appuyèrent aussi fortement sur les dirigeants réactionnaires de l'Église. C'est ce qui expliqua qu'aux élections parlamentaires de 1947 le nombre des électeurs du parti s'est considérablement accru. Son progrès se fit remarquer surtout dans les milieux des électeurs les plus arriérés des régions catholiques. Les événements qui suivent démontrent clairement que les succès éphémères du parti n'étaient dus qu'à la conjoncture politique. Par ses efforts de tactique et par sa duplicité il ne parvint point à dissimuler aux masses et à soi-même qu'il n'a pas de place dans le régime démocratique et prononça sa propre dissolution en 1949.

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